Des fanfictions…enfin traduites! <3

Try something new, Darling (2)

Bonjour bonjour.

Me revoilà avec la suite de la fanfiction de la semaine dernière. Je ne sais pas encore ce que je vais vous proposer la prochaine fois, mais j’ai plusieurs fanfictions maisons en tête… Encore faudrait-il que mon prof de philo nous donne un peu de répits (car croyez le ou non, même les vacances sont chargées… enfin celles qui viennent de passer l’étaient en tout cas.) Bref, j’arrête de m’apitoyer sur mon sort et passons à la lecture!

Si je me souviens bien, nous nous étions arrêté après l’attaque des morts-vivants réveillés par Cora, qui enlèvent Emma et laisse un Hook… disons plutôt furax. Voici la suite, que personnellement, j’ai adoré (je sais que certains d’entre vous ne sont pas fan du couple CaptainSwan, mais un bon nombre de fan de la série le sont, alors si ce n’est pas votre cas… Désolée de ne poster quasiment que ça. Si vous avez des idées, n’hésitez pas à me les faire partager dans les commentaires :) )

Place à la romance Emma Hook et place à la lecture. Voici la fin de cette fanfiction de revisite de la saison 2.

~ ~ ~

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Chapitre 3

-Réveillez-vous, Mademoiselle Swan, siffla Cora dans l’oreille de la jeune femme. Votre dévoué pirate doit surement être en route à l’heure qu’il est.

Emma ouvrit les yeux, et, après que ceux-ci se soient accoutumés aux ténèbres de la pièce, elle ne put que constater qu’elle se trouvait dans la cellule de Rumplestiltskin.

-Mon pirate ? murmura-t-elle.

-Ah oui, le pirate qui vous a choisie, vous. En faisant cela, il a commis une erreur… fatale. Fatale pour vous, à vrai dire. Regina sera si heureuse d’apprendre que vous êtes morte. Elle n’aura plus besoin de partager son fils avec vous.

Les yeux d’Emma s’élargirent : -Si vous voulez me tuer, allez-y, qu’on en finisse ! dit-elle, défiant violement la femme.

-Oh non ! Cela n’aurait rien d’amusant de vous tuer maintenant. Je dois attendre le moment opportun. Voyez-vous, votre mère et le pirate doivent vouloir voir cela.

Cora fit tourner sa main dans l’air, et une miche de pain accompagnée d’un peu d’eau apparurent devant les yeux d’Emma.

-A présent, mangez, ma chère. J’aime que mes victimes aient toutes leurs forces avant que je ne les tue. Je vous reverrai assez vite.

Emma tira sur ses liens pour tenter de se ruer sur la vielle femme, mais celle-ci s’envola d’une simple vague de la main. La Sauveuse jura en silence. Cora menait ceux à qui elle tenait droit dans un piège, et elle en était l’appât…

***

Mary Margaret était fascinée par la détermination de Killian tandis qu’ils se frayaient un chemin vers la cellule. Quelque chose avait dû se passer au sommet de cette tige de haricot magique. Après tout, David et elle étaient tombés amoureux au cours d’une aventure de toute autre nature qu’une promenade romantique, et le pirate avait bel et bien l’air d’être dans le même bateau…

-Crochet, dit-elle en posant une main rassurante sur son épaule, nous allons la récupérer…

-Oui… répondit le pirate, ayant un mouvement de recul au contact.

Il ne pouvait s’empêcher de craindre qu’ils n’arrivent trop tard, juste à temps pour voir Cora arracher le cœur d’Emma. Killian ne pouvait pas se résoudre à perdre une nouvelle personne, notamment en considérant qu’Emma n’était même pas encore vraiment sienne… Un futur prometteur lui serait arraché avant même qu’il n’ait pu avoir une chance de commencer.

-Nous y sommes presque, dit Mary Margaret.

***

-Eh bien ma chère Blanche Neige, vous avez mis du temps pour arriver jusqu’ici. Quel genre de mère êtes-vous donc ? la nargua Cora avec un sourire mauvais, comme Snow, Killian, Mulan et Aurore se ruaient dans la grotte.

Cora agita la main, et Emma fut plaquée contre la paroi rocheuse et froide du mur, des pierres emprisonnant ses poignets.

-Laissez ma fille partir, Cora ! cria Mary Margaret, bandant son arc d’une flèche.

-Pourquoi ferais-je cela ? Je tiens votre petite princesse exactement là où je veux qu’elle soit. Elle fera une excellente monnaie d’échange. Donnez-moi la boussole, et j’épargnerais peut-être votre fille.

-Ne le fais pas, Mary Margaret, dit Emma à l’adresse de sa mère.

Mais c’était trop tard : -Tenez !  dit Mary Margaret en tendant l’objet à Cora. Elle ne voulait pas perdre sa fille. Pas encore une fois.

Cora usa de sa magie pour récupérer la boussole, et le plaça dans sa poche : -Bonne fille, Blanche, roucoula-t-elle.

-Maintenant, relâchez-là ! supplia Mary Margaret sa voix se faisant pressante.

Killian était tendu à ses côtés, et ne pouvait détacher son regard d’Emma.  Il savait ce que Cora allait dire. La sorcière secoua la tête.

-Non, dit-elle, je ne crois pas. Je suis ravie d’avoir une audience pour cela. Cela pourrait bien être mon seul et unique moment…

Cora s’approcha d’Emma en balayant sa robe sur le sol et plongea avec violence sa main dans la poitrine d’Emma. Le cri de douleur d’Emma se mêla à ceux de Mary Margaret et de Killian, qui voulut se ruer sur la sorcière. Celle-ci le repoussa d’un geste de la main, l’envoyant valser de l’autre côté de la grotte comme si Cora pouvait contrôler l’air et le vent. Il se releva, le regard plein de rage et de crainte.

-Capitaine, c’est de cette manière que notre cher Rumple a tué votre seul amour, n’est ce pas ? La mort d’Emma sera sans doute plus poétique.

-Non ! gronda Crochet.

Si la sorcière n’avait pas abaissé la grille suite à son premier assaut, il aurait chargé une seconde fois, en mettant son épée en avant.

Les doigts de Cora se refermèrent encore un peu plus sur le cœur d’Emma.

-Maman, dit Emma, trouve un moyen de retourner auprès d’Henry.

-Oh, Miss Swan, la seule personne ici qui va faire son chemin vers Storybrooke, ce sera moi, dit Cora.

Elle tira sa main dans l’espoir d’arracher le cœur de la Sauveuse, mais ne parvint pas à le ressortir de sa poitrine. Cora plissa les yeux en jetant un regard à la jeune blonde.

-Que se passe-t-il ? dit-elle, avec frustration.

-Vous ne ferrez pas de mal à mon enfant ! murmura Emma en la défiant du regard.

-Oh ma chère, vous ne le saviez pas encore ? L’amour est une faiblesse !

-Non… dit Emma tandis qu’elle réalisait enfin pleinement ce qu’elle avait toujours su au fond d’elle-même. C’est une force…

Une force de lumière blanche jaillit de la poitrine d’Emma, détruisant les barreaux et frappant Cora de plein fouet, l’envoyant s’écrouler à terre, plusieurs mètres plus loin.

Le rocher s’effondra, Emma était libre, et dans les bras de sa mère quelques secondes plus tard. Killian poussa un soupir de soulagement et répondit au sourire qu’Emma lui adressait.

-Non ! hurla la sorcière d’un cri perçant, se relevant et se tournant vers mère et fille réunies, le regard hagard. Mais elle se retrouva sur la pointe de l’épée de Crochet, qui tendait la lame vers sa poitrine. Et la femme sourit.

-Peut m’importe. J’aurais bientôt tout ce que je désire. Storybrooke m’attend.

Et elle disparut.

***

-Qu’est ce qu’on fait, maintenant ? disait Emma, faisant les 100 pas dans la grotte. Il n’y a pas d’encre de sèche ici, et sans ça, on ne peut pas vaincre Cora…

Killian la regardait aller et venir sans dire un mot. Il n’avait jamais eu aussi peur de perdre quelqu’un depuis la mort de Milah, et il commençait à se demander si Emma remarquait ses œillades furtives.

Blanche, qui cherchait partout ne serait-ce qu’un indice sur la localisation de l’encre de sèche, ne baissait pas les bras.

-Emma, j’ai trouvé quelque chose, dit soudain Mary Margaret, sortant un parchemin d’un des trous dans le mur.

Emma traversa la cellule en quelques enjambées et déroula le papier. Elle resta frustrée et choquée par cette découverte : son prénom était écrit, encore et encore sur toute la longueur du vieux rouleau de parchemin.

-C’est juste… mon nom…

Elle le tendit à sa mère, dépitée. Mais Mary Margaret poussa un cri de triomphe :

 -Emma, c’est écrit avec l’encre de sèche ! J’ai vu Cora utiliser la magie quand j’étais enfant, je le sais. Si je trempe une de mes flèches dans l’encre, nous pourrons immobiliser Cora sans l’approcher.

Emma réalisa avec bonheur qu’ils avaient enfin un plan.

-Non, se manifesta Killian, jusqu’alors resté silencieux. Trempez l’encre sur le bois de la flèche, pas sur sa pointe. Ce sera plus efficace.

Blanche fixa le pirate, prenant le temps d’assembler les éléments pour comprendre où il voulait en venir.

-Comment ?

-L’encre de sèche vient du Pays Imaginaire… J’y ai passé suffisamment de temps pour apprendre certaines choses. Cora est rapide, alors nous devons nous dépêcher.

Snow acquiesça et tira une flèche de son carquois : -Tiens ça, dit-elle à Emma, lui tendant la flèche.

Elle s’activa, soufflant sur la page de parchemin pour libérer l’encre et la diriger vers la tige de la flèche, avant de la remettre avec précaution dans le carquois.

-Allons-y, dit Emma, se dirigeant vers la sortie de la grotte.

***

-Cora sera au Lac Nostos, indiqua Killian comme ils sortaient de la cellule.

Mary Margaret acquiesça : -C’est de ce côté. Nous devons nous dépêcher.

Ils commencèrent à se mettre en route, mais Mulan et Aurore firent un pas en arrière.

-C’est ici que nos chemins se séparent, dans ce cas. Prends ça, dit Mulan en tendant son épée à Emma. Tu verras, la lame contre sa magie. J’espère que vous rentrerez chez vous saines et sauves.

-Merci, Mulan, dit Emma en prenant l’épée.

-Bonne chance à vous deux, dit Mary Margaret aux deux jeunes femmes.

Après quoi, Emma, Blanche et Killian s’en allèrent en pressant le pas vers le lac, espérant arriver à temps pour empêcher Cora de se rendre à Storybrooke.

~ ~ ~

Chapitre 4

Mary Margaret tira deux flèches successives. La première heurta la boussole qui sauta des mains de Cora, retombant à plusieurs mètres dans le sable. La seconde, comme Killian l’avait anticipé, fut attrapée au vol par Cora avant même qu’elle n’atteigne sa poitrine.

-Vous pensiez m’arrêter avec une simple flèche ? demanda Cora avec sarcasme.

-A vrai dire, oui, répondit simplement Mary Margaret, un sourire triomphant illuminant son visage comme elle attendait la suite des évènements.

-Oh, ma chère enfant, vous avez beaucoup à apprendre…

Mais les yeux de Cora s’élargirent de surprise tandis qu’elle réalisait ce qu’il était en train de se produire :

- De l’encre de sèche ?

-De l’encre de sèche, acquiesça Blanche. Emma, la boussole…

-Permettez, ma chère, dit Killian avec une révérence pompeuse et caricaturale.

Il se dirigea de l’autre côté de la baie d’un pas tranquille et nonchalant, là où la boussole reposait. Il fouilla le sable et la récupéra. Puis il se dirigea vers Cora, toujours figée, et glissa sa main dans la poche de sa cape pour en retirer la fiole qui contenait les cendres de l’armoire magique.

-Je vous suis reconnaissant, Cora. Je ne serais pas ici à présent, si vous ne m’aviez pas envoyé vers Emma.

-Vous ne parviendrez jamais à tuer Rumplestiltskin sans mon aide, Crochet, persifla Cora. Blanche et sa fille ne laisseront jamais cela arriver, et même si vous parvenez à les doubler, Rumplestiltskin vous abattra dès l’instant où il vous verra.

-Je ne m’inquiète pas pour cela, répondit-il avec une moue songeuse et amusée.

-Vous ne pensez pas sérieusement qu’Emma Swan voudra un jour de vous ? le nargua Cora. C’est une princesse. Vous n’êtes qu’un pirate au cœur sombre.

 Killian fronça les sourcils. Il ne devait pas s’attarder sur les paroles pleines de poison de Cora. Elle ne faisait que dire des choses terribles pour qu’il trahisse Emma. Il avait promis à la jeune femme qu’il l’aiderait à retourner chez elle, et Killian n’était rien d’autre qu’un pirate, si ce n’est un homme de parole. Une fois qu’il arriverait à Storybrooke, eh bien, il commencerait par cela.

-Bien essayé, ma chère, siffla-t-il, mais vous êtes paralysée, et vous n’irez pas à Storybrooke.

Il lui tourna le dos.

-Elle ne vous aimera jamais, personne ne le pourra jamais, railla Cora.

Killian tressaillit, et s’éloigna de la sorcière pour voir Emma venir à se rencontre. Leurs  doigts s’effleurèrent comme il lui tendait la boussole.

-Merci, dit-elle avec une confiance qui se voyait sur son visage. Maintenant, allons-y, rentrons chez nous.

-Comme vous voulez, trésor.

Il répandit les cendres dans l’eau. Emma prit la main de sa mère, puis celle de Killian et, ensemble, ils sautèrent dans le portail tourbillonnant.

***

Henry état assis à côté du Puits des Souhaits, une habitude qu’il avait pris depuis le premier jour où Emma avait été emportée dans ce portail. Il espérait toujours qu’un jour, il serait assis là, et verrait sa mère et Mary Margaret émerger du puits. Il entendit les feuilles mortes craquer sous les pieds de quelqu’un derrière lui. David émergea de derrière les arbres.

-Henry, elles reviendront, dit-il en s’asseyant aux côtés de son petit-fils.

-J’espère…

-Elles y arriveront, lui assura David.

Soudain, un bruit étrange résonna dans la forêt. Henry tourna la tête pour fixer la fontaine, et vit une main  en émerger. Henry se leva alors que sa mère se hissait hors du puits.

-Henry, souffla-t-elle, se précipitant pour prendre son fils dans ses bras.

-Tu l’as fait ! se réjouit Henry, serrant étroitement sa mère.

-Evidemment ! C’est bon de te voir, petit, dit Emma tandis que David s’approchait et les rejoignait, scrutant le puits dans l’attente de voir sa femme en sortir. Ella apparut un instant après Emma, et David courut vers elle pour la serrer dans ses bras et l’embrasser avec tendresse.

Peu après, il remarqua la présence d’un troisième visage qui était à son tour sortit du puits.

-Qui est-ce ? demanda Charmant avec suspicion.

-C’est Crochet, répondit Mary Margaret, adressant un sourire au pirate.

-Comme dans Capitaine Crochet ? demanda Henry avec excitation, se dégageant des bras de sa mère pour s’approcher de Killian.  Le cœur de celui-ci se serra en voyant le garçon. Il lui rappela Baelfire quand il était encore enfant.

-Crochet, voici mon fils, Henry, déclara Emma.

-Ravi de faire ta connaissance, jeune homme, dit Killian, lui tendant son crochet avec un sourire espiègle.

Henry lui retourna un sourire enjoué et quelque peu impressionné, puis il se tourna vers Emma.

-Oh cool ! Emma, il peut venir avec nous chez Granny ?

Emma lança un regard à sa mère, qui acquiesçait en souriant. David semblait quant à lui suspicieux. Il n’aimait pas la façon dont le pirate regardait sa fille.

-Bien sûr. Pourquoi ne viendriez-vous pas avec nous ? proposa Emma en regardant Killian avec espoir.

-Ce n’est pas nécessaire, répondit-il. J’ai une affaire qui m’attend…

Emma se rapprocha de lui :

- Killian, vous n’êtes pas obligé de faire ça… Vous pouvez faire partie de quelque chose. Vous pourriez avoir une seconde chance, ici, prendre un nouveau départ…

Killian la regarda, abasourdi de l’avoir entendue prononcer son prénom. Il plongea ses yeux dans ceux d’Emma pendant un instant. Ils reflétaient son indécision. Ce furent les doigts d’Emma s’enroulant autour de sa main qui provoquèrent un électrochoc, et une révélation.

-Je serais ravi de me joindre à vous, répondit-il finalement.

Peut-être trouverait-il Rumplestiltskin plus tard, mais qui était-il pour refuser une telle requête à une si belle femme ?

-Tant mieux, dit Emma en lui souriant.

***

La canne de Rumple claqua contre le sol quand les Charmants et Killian entrèrent dans le restaurant.

-Toi, dit-il d’un ton menaçant, se levant.

Killian le toisa avec mépris : -Ça fait longtemps, Crocodile.

-Pas assez longtemps, répliqua Gold en s’approchant d’eux d’un pas lent et menaçant.

Les doigts d’Emma se serrèrent autour du poignet de Hook, le retenant de se jeter sur le lutin :

- Ne le laissez pas vous atteindre, Crochet…

-Cela ne vous concerne pas, Mademoiselle Swan, grogna Rumple. C’est un bon à rien de pirate et j’ai bien l’intention de l’achever.

-Non, déclara Emma avec sévérité, en s’avançant d’un pas pour s’interposer entre les deux hommes. Je suis le shérif, ici, et personne ne tue personne, ou ne blesse personne pour je ne sais quel passé !

-Il vous serait peu sage de vous interposer, Mademoiselle Swan, prévint Gold. Vous me devez toujours une faveur.

-Si vous me promettez de ne pas vous en prendre à Crochet, je vous en devrai une deuxième, le coupa-t-elle. Il nous a aidé à vaincre Cora, c’est grâce à lui que nous avons pu revenir à Storybrooke.

Bella se rapprocha et se plaça à côté de Rumple : -Rumple, fais table rase du passé…s’il te plait…

Gold regarda simultanément Emma, Killian puis Belle. Sa bouche se prolongea en une ligne droite. Il capitula.

-Très bien. Le misérable pirate peut vivre. Mais j’encaisserais sur cette faveur tôt ou tard, Mademoiselle Swan. Allons-y, Belle.

Puis Belle et Gold quittèrent le dinner, après que le lutin ait adressé une dernière menace : -Ce n’est pas fini, pirate… 

Le corps de Killian était tendu de colère, sa mâchoire se serrant, ses veines palpitant. Emma posa sa main sur son épaule, rassurante et douce.

-Il n’en vaut pas la peine, Crochet… Vous valez bien mieux que lui, et vous le savez.

Le peu de tension contenue dans son corps quitta Killian à l’instant où elle le toucha. Il valait sans doute mieux que lui. Il n’était pas un lâche.

***

-Où est-ce que le Capitaine va loger ? demanda Henry après que leurs commandes soient arrivées.

-Je suis sûre que Granny a une chambre de libre, dit David, qui jetait un œil soupçonneux vers Killian, qui avait passé tout son temps à converser ou bien à fixer Emma.

Bien qu’il détestait devoir l’admettre, David connaissait ce regard, mieux que quiconque.

-Oh, tu ne devrais pas t’inquiéter pour moi, moussaillon, dit Killian en se tournant vers Henry.

-Où est ton navire ? demanda encore le jeune garçon.

Les yeux de Killian semblèrent voguer momentanément dans le vide :

-Il est resté dans la Forêt Enchantée…

Un étrange silence tomba autour d’eux après cela, et une demi-heure plus tard, leurs assiettes étaient vides. Tandis qu’ils se levaient pour quitter le restaurant, Emma marqua un temps d’arrêt pour se tourner vers sa famille.

-Pourquoi vous ne retourneriez pas au loft ? proposa-t-elle. Je veux m’assurer que Hook arrive à bon port à l’auberge…

David regarda à nouveau sa fille et le pirate, furtivement. Mary Margaret, le remarquant, pris la main de son mari, et le tira vers la sortie.

-D’accord Emma, à tout à l’heure. Bonne soirée, Crochet, et bienvenue à Storybrooke.

Après une dernière salutation de Crochet et un dernier sourire à l’intention d’Henry, les trois d’entre eux sortirent. Emma se dirigea à l’opposé de la sortie.

-Venez, Crochet. Allons vous réserver une chambre, dit elle en le guidant dans le couloir qui menait à l’auberge de Granny.

La vieille femme se tenait derrière le comptoir.

-Oh, bonsoir Mademoiselle Swan.

Emma lui sourit et s’approcha du comptoir : -Avez-vous une chambre de libre, Granny ? demanda-t-elle.

-Certainement, répondit Granny.

Tandis que la femme cherchait une clé, Emma sortit une poignée de billets de son porte feuille, puis les lui tendit.

-Il sera là pendant un bout de temps…

-Très bien. Vous serez dans la chambre n°11. C’est la première porte à l’angle, juste à l’étage.

-Je vous remercie, madame, dit-il avec un clin d’œil qui fit rougir la vieille femme.

Emma secoua la tête d’une exaspération amusée, et poussa Killian vers les escaliers avec une douceur faussement agacée.

-Vous êtes bien bienveillante, Emma, vraiment, dit Killian en levant un sourcil amusé comme il envahissait son espace vital une fois qu’ils furent arrivés devant la porte de sa nouvelle demeure. M’accompagner jusqu’à ma chambre de cette manière…

-Je veux simplement m’assurer que vous êtes bien installé, répondit la jeune femme prenant un air plus sérieux. Je vous suis reconnaissante… Vous m’avez aidé à retrouver mon fils… Merci.

-Oui, peut-être qu’un peut de reconnaissance serait la bienvenue, à présent, dit-il en se rapprochant avec son sourire charmeur, faisant une moue et se grattant rapidement l’oreille.

-Oui, c’est pour ça que je vous ai remercié…

-Et c’est tout ce que vous voulez faire ?

-Oh pitié ! Vous ne vous en remettriez jamais… répliqua-t-elle sur la défensive, en levant les yeux au ciel.

Killian se rapprocha encore un peu plus. Et elle rougit, sentant son souffle près d’elle.

-Peut être que c’est TOI qui ne t’en remettrais jamais…

Emma le dévisagea un instant. Elle n’avait jamais reculé devant un défi, et elle avait certainement souhaité l’embrasser, sans se l’avouer réellement, depuis le moment où ils s’étaient rencontrés.

Elle agrippa le col de sa veste de cuir et l’attira à elle, écrasant ses lèvres sur sa bouche dans un profond baiser. Au début un peu sonné par ce baiser inattendu, Killian le lui rendit avec fougue, sa main courant d’abord dans ses cheveux blonds avant de descendre avec langueur près de sa hanche, venant s’y poser avec douceur.

Ils demeurèrent ainsi un long et calme instant, un instant parfait, avant qu’Emma ne recule légèrement, toujours accrochée au col de son manteau. Killian semblait sonné, frappé de stupeur.

-C’était…

-Ça ne se reproduira pas, dit Emma avec fermeté, choquée elle-même par le pas qu’elle venait de franchir. Bonne nuit, Crochet.

-Bonne nuit… l’entendit-elle murmurer derrière elle tandis qu’elle se tournait et descendait les escaliers. Elle sourit, se retourna toutefois pour le regarder une dernière fois, rougit, et partit précipitamment.

Killian la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle disparaisse, sachant qu’il était déjà tombé purement et simplement amoureux de cette magnifique, obstinée, exaspérante jeune femme, et qu’il ferait tout pour la conquérir et la protéger de tout… 

***

        ***      

Et voilà, une belle histoire qui s’achève. Les fans auront surement reconnu une des plus belles scènes CS (dans la saison 3, leur premier baiser). Sauf que là, c’est beaucoup plus tôt dans la série. Vous vous imaginez? Tout aurait été beaucoup plus rapide si Emma avait cru Killian dès la saison 2.

Mais, bien que j’adore ce couple et cette fanfic, je pense que leur relation est bien plus intéressante comme ça (avec notre pirate charmeur allié à Cora dans la saison 2 qui reste lui-même, mais qui ne tombe amoureux qu’à partir de la saison 3…).

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2 novembre, 2016 à 11 h 59 min | Commentaires (0) | Permalien


Try something new, Darling

Cela devient une mauvaise habitude; je suis navrée de cette absence. Comme j’ai publié un article sur Once Upon A Time sur Mill conseils, alors je me suis dit qu’une petite fanfic de Ouat serait une bonne idée.

Perso, j’ai trouvé cette histoire juste magnifique. Petit retour en arrière, dans la saison 2. Vous vous souvenez, quand Killian et Emma se rencontrent et pour la première fois, qu’il est allié à Cora pour aller à Storybrooke et se venger du « Crocodile »? Eh bien cette histoire est une alternative de cette partie. Et si Hook était resté avec Emma, Blanche, Mulan et Aurore? C’est ce que raconte cette fanfiction en 4 chapitres. Je pense que je vais publiez la fiction en 2 fois.

Voilà, voilà, j’espère que ça vous plaira (et comme toujours, je tiens à insister sur le fait que ce n’est pas moi qui ait écrit cette histoire. Je n’ai fait que traduire).

Bonne lecture <3

***

Chapitre 1 –

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-Swan ! Swan !

Sa voix était brisée, complètement et sincèrement brisée. Emma s’arrêta. Devait-elle vraiment faire ça ? Laisser un homme derrière elle ? L’abandonner ? Un homme qui avait, par ailleurs, risqué sa vie pour l’aider ? Elle avait été laissée tombé bien assez de fois dans sa vie pour savoir ô combien cela était horrible comme sensation.

-Emma, je vous en prie, dit-il derrière elle, si doucement qu’elle n’était même pas sûre de l’avoir entendu.

Emma se retourna et s’agenouilla face à lui, prenant sa main menottée dans la sienne.

-Si je vous retire cette chaîne, vous devez me promettre que vous m’aiderez à retourner auprès de mon fils. Et je dois y croire.

-Vous pouvez me faire confiance, Emma, dit Killian, ses yeux bleus ayant un effet cuisant sur ceux de la jeune femme, à tel point qu’elle pensait qu’elle allait pleurer.

Il ne mentait pas.

-Et Gold ? demanda-t-elle. Euh… Rumplestiltskin… ?

Killian fronça les sourcils : -Je ne peux pas me débarrasser si facilement d’une volonté de vengeance que j’entretiens depuis des décennies , mais je vous promets de vous laisser en dehors de ça. Une fois que nous serons à Storybrooke, vous ne me verrez plus…

Emma le fixa pendant un long moment.

-Vous avez l’intention de mourir par vengeance… dit-elle, les yeux dans le vague.

Hook acquiesça : -Le Ténébreux ne laisse pas de survivants derrière lui…

-Et s’il y avait un autre moyen ? demanda Emma.

Killian sourit tristement : -Il n’y en a pas, chérie…

-Vous n’avez pas à être seul. Storybrooke pourrait être l’occasion d’un nouveau départ pour vous…

L e pirate secoua la tête en signe de négation.

-Croyez-moi, ma belle, dès l’instant où Rumplestiltskin apprendra mon arrivée à Storybrooke, il viendra à moi. J’ai l’intention de me battre à la loyale, mais je sais que je n’y survivrais pas. Mais rien de tout cela ne devra vous concerner, vous et votre famille. Vous retournerez auprès de votre fils, c’est tout ce qui importe…

Emma retint une réplique. Cela n’avancerait pas Killian de savoir qu’elle ne voulait pas le voir mourir. Elle détestait ne serait ce que l’idée de penser à perdre une autre personne. Ils ne se connaissaient que depuis quelques heures, et pourtant il avait déjà réussit à se frayer un chemin dans le cœur de la jeune femme. Et cela l’effrayait !

-Alors… Allez-vous me détacher, parce que dans le cas contraire, nous pourrions changer le négatif en positif, dit-il avec sarcasme, lui souriant avec charme dans l’espoir de détendre l’atmosphère.

Son pouce caressa le dos de sa main, provoquant chez Emma un frisson qui lui courra jusque dans l’échine.

- Je vais aller chercher Anton…, murmura-t-elle, troublée.

***

Emma essayait de rester concentrée sur la tâche à accomplir: descendre la tige de haricot; mais cela restait une tâche difficile avec le pirate juste à côté d’elle. Ils étaient restés silencieux, mais elle pouvait sentir ses yeux posés sur elle, comme s’il essayait d’apprendre tous ses secrets rien qu’en la regardant. Ce qui était effrayant, c’était qu’il était probablement capable de le faire…

-Dites-moi une chose, amour, dit Killian, qui vous a abandonnée ?

-Je ne sais pas de quoi vous parlez… répondit-elle précipitamment.

-Cette descente aurait l’air plus rapide si vous vous ouvriez un peu, chérie. Je serais mort dans quelques jours, alors, vous pouvez tout me dire.

Emma soupira : – Il s’appelait Neal…

Elle regretta ces mots à l’instant où elle les prononçait. Parler de Neal était bien la dernière chose qu’elle voulait faire.

La tige de haricot trembla violemment, et Emma sentit une main dans son dos ; Killian  avait enfoncé son crochet dans la plante géante, et avait préparé sa main à la retenir, instinctivement. Elle pouvait sentir la chaleur de sa paume à travers son débardeur.

-C’était quoi, ça ?! demanda-t-elle, les yeux mêlés de panique et d’incompréhension.

-Je ne sais pas, mais je pense que nous devrions nous dépêcher de mettre pied à terre. Je dirais que c’est Cora qui tente de couper cette maudite tige.

Les yeux d’Emma s’élargirent.

-Non… C’est Mulan. Je lui avais dit de couper la tige si nous n’étions pas revenus dans 10 heures…

-C’était un acte de foi, dit Killian avec sarcasme.

-Je suis réaliste, Crochet, répliqua-t-elle en roulant les yeux.

La tige de haricot trembla à nouveau, et l’étreinte de Killian se resserra.

-Je dirai qu’il y a au moins trente pieds… euh… dix mètres, dit le pirate avec confiance. Nous sautons ?

Emma acquiesça et glissa sa main dans la sienne, et, ensemble, ils se laissèrent tomber.

***

-Emma ! Tu vas bien !

Mary Margaret se précipita dans les bras de sa fille avant de demander : – Tu l’as ?

-Nous l’avons, oui… répondit la jeune femme.

-Je suis désolé, Emma, dit Mulan qui tenait toujours son épée. Je ne faisais que ce que tu m’avais demandé de faire…

-Je sais, répondit Emma, avec un sourire amical. Allons récupérer ces cendres. Hook vient avec nous, ajouta-t-elle avec assurance.

Mary Margaret lança un regard sceptique au pirate.

-Emma… Tu es sûre qu’on peut lui faire confiance?

Killian leva un regard vers Emma, qui tournait la tête vers lui. Elle lui sourit, et il lui sourit en retour.

-Il a risqué  sa vie pour m’aider à trouver cette boussole…. Dit-elle, le regard toujours posé vers lui. Je lui fais confiance.

Emma reporta son regard vers sa mère, les yeux pleins de foi. Mary Margaret acquiesça. Si sa fille le croyait, alors cela lui suffisait.   

Emma se tourna vers Killian à nouveau : -Alors ? C’est quoi la suite ?

-Cora retournera au campement, dit-il, ravi de voir qu’on lui faisait confiance. Elle aura les cendres de l’armoire sur elle…

-Alors comment on les récupère ?

-Laissez-moi faire, mesdames. J’ai toujours été doué dans l’improvisation.

***

Ils partirent tous cinq vers le camp, jusqu’à ce que la nuit tombe.

-Nous ferions mieux de camper ici, proposa Killian après plusieurs heures. Nous aurons besoin de toutes nos forces pour vaincre Cora. Qui plus est, nous n’avons toujours aucun moyen d’accomplir cette tâche…

-Rumplestiltskin doit connaître un moyen, lui, dit Mary Margaret, songeuse…

Le visage de Killian s’assombrit dès l’instant où elle mentionna le nom du lutin. Emma remarqua ce changement et voulut détourner l’attention du pirate.

-Ouais, mais nous ne pouvons pas vraiment établir de contact avec lui, dit-elle.

-Aurore, continua Mary Margaret comme si elle n’avait pas entendu ce que venait de dire sa fille, tu penses que tu pourrais faire passer un message à Henry ?

-Bien sûr, répondit la jeune princesse.

-Tu n’es pas obligée de faire ça, la mis en garde Mulan.

-J’en ai envie…

***

Killian faisait les 100 pas en attendant que la jeune princesse ne s’endorme.

-Que fait-on exactement ? demanda-t-il après un moment, faisant un vague geste allusif vers le groupe formé par Mulan, Mary Margaret et Aurore.

Emma, qui était restée à l’écart avec lui, s’adossa contre un arbre.

-Mon fils, Henry, a été victime du charme du sommeil. Aurore aussi. Les victimes de ce sortilège  vont dans un monde parallèle pendant leur sommeil. Et ils peuvent communiquer…

Killian remarqua la façon dont sa voix trembla tandis qu’Emma lui expliquait que son fils avait subit le charme du sommeil.

-Ce n’était pas votre faute, Emma…, dit-il avec douceur.

Emma leva les yeux vers lui, et des larmes s’y formèrent.

-Si, au contraire…

Sans y réfléchir, Crochet se rapprocha d’elle, s’assit contre le même arbre, son épaule touchant presque celle de la jeune femme, et lui prit la main. Pourquoi diable ressentait-il cette urgence de la réconforter ? Il n’en savait rien. Tout ce qu’il savait, c’était que sa peau était chaude sous sa paume, et qu’il ne la resserrerait pas à l’avenir, pas comme il l’avait fait dans le repère du géant.

Ils attendaient qu’Aurore se réveille avec des nouvelles d’Henry. Mary Margaret les regarda tous deux de loin, une curieuse expression se dessinant sur ses traits.

Que s’était-il bien passé entre eux au sommet de cette tige de haricot ?

***

Aurore se réveilla et dit : -Nous nous sommes mis d’accord pour nous donner rendez-vous dans une heure. Henry va parler à Rumplestiltskin.

-Merci, Aurore, souffla Mary Margaret, enveloppant la jeune fille de ses bras Aurore tremblait toujours. Elle connaissait mieux que quiconque l’horreur du Monde des Songes.

A l’autre bout du campement, Killian lança un regard à Emma.

-Apparemment, nous avons une heure. Je peux trouver plusieurs moyens de passer le temps, dit-il en levant un sourcil amusé et dragueur.

Emma leva les yeux au ciel.

-Oui, j’en suis certaine. Mais je vais peut-être essayer de dormir un moment, moi aussi, répliqua-t-elle en s’allongeant sur le sol, dos à lui.

Killian se rapprocha un peu plus d’elle dans son assise, et glissa son bras autour de ses épaules. Emma ne protesta même pas. Elle posa sa tête sur son épaule, et ferma les yeux comme elle tombait dans un profond sommeil.

Tandis que Killian était assis là, la serrant contre lui, il commençait à penser pour la première fois depuis des siècles qu’il y avait peut être plus important dans sa vie que sa vengeance.  

~ ~ ~

Chapitre 2 –

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-Emma, trésor, réveillez-vous, disait Killian en la secouant doucement.

Les yeux d’Emma papillonnèrent, et la première chose qu’elle remarqua était le fait qu’elle était collée contre le pirate habillé de cuir. Ses joues rougirent. Elle se leva précipitamment et s’approcha de sa mère.

-Qu’a dit Henry ?         

-Nous devons aller dans la cellule de Rumplestiltskin. Il gardait une fiole d’encre de sèche là-bas. Cela nous aidera à immobiliser Cora, répondit Mary Margaret.

-Allons-y, dans ce cas !

Mary Margaret secoua la tête : – Nous sommes toujours au milieu de la nuit, Emma. Les ogres sont partout dehors. C’est trop dangereux. Nous partirons à l’aube.

Mary Margaret lança un regard plein de malice vers sa fille et baissa la voix : – Retourne te coucher… Crochet et toi sembliez blottit et vous aviez l’air plutôt bien, l’un contre l’autre…

Emma regarda Killian, qui les observait avec une pointe de curiosité.

-Il n’y a rien entre nous, répondit-elle avec vivacité.

-Avec toi, rien veut toujours dire qu’il y a quelque chose, fit remarquer Snow.

-Tout ce qui m’importe, c’est de retourner auprès d’Henry, lui assura Emma.

Mary Margaret capitula, et hocha la tête : – Bien sûr, mais Emma, une fois que nous serons rentrés…

-Rien ne va se passer, dit Emma avec une résolution qu’elle ne pouvait affirmer être pure.

Blanche laissa tomber le sujet. Crochet était un pirate, après tout. Toujours était il qu’elle aurait juré avoir perçu une étincelle briller entre les deux partenaires.

***

Killian s’était porté volontaire pour prendre le premier tour de garde pendant que tout le monde dormait. Il était assis près de la chaleur du feu. Il lança un regard vers Emma, qui était recroquevillée près de sa mère. Que diable cette femme avait-elle traversé pour en ressortir brisée à ce point ? Il voulait le savoir. Il voulait tout savoir d’elle.

Il trouvait étrange qu’il se reprenne à s’inquiéter pour une personne qu’il ne connaissait que depuis quelques heures après avoir passé 300 ans à ne vivre que pour obtenir sa vengeance. Il essaya de ne pas s’attarder sur le fait qu’il arrivait finalement à laisser partir Milah, à passer à autre chose. Bien sûr, il l’aimerait toujours. Elle aurait toujours une place importante dans son cœur, mais pour la première fois depuis longtemps, il pensait enfin qu’il lui serait peut être possible de trouver à nouveau l’amour… De trouver sa fin heureuse…

Hook secoua la tête pour se remettre les idées en place. Ils ne se connaissaient que depuis une journée, et par ailleurs, elle était la Sauveuse… Elle ne voudrait certainement pas avoir une relation avec un bon à rien de pirate manchot…

-Alors, Capitaine, je vois que vous avez fait votre choix, retentit une voix derrière lui, le sortant de ses pensées.

Killian se releva brusquement, et fit volte face pour faire face à Cora.

-Je n’ai pas la moindre idée de ce dont vous parlez, répondit-il avec une fermeté qui se voulait convaincante.

-Vous êtes vraiment un menteur lamentable, Crochet, lança la sorcière avec amusement et froideur. Mais si elle compte si peu à vos yeux, peut-être devrais-je simplement lui arracher le cœur dès maintenant. Ma fille m’en remerciera sans aucun doute…

Elle s’approcha d’Emma tel un serpent : -Elle est très certainement une très jolie petite chose, Capitaine, roucoula-t-elle. Aussi charmante que sa mère. Je ne peux pas nier que vous avez bon goût…

Killian la fusilla du regard, ne pouvant détourner ses pensées d’Emma. Il se tendit comme la sorcière se rapprochait d’elle.

-On est à cours de mots, n’est-ce pas ? demanda Cora.

Elle s’agenouilla auprès d’Emma, tendant la main vers sa poitrine.

-Arrêtez ! tonna Killian, se ruant sur elle, la glaive sortit.

Cora sourit : – Je veux vous proposer un marché, Crochet, dit-elle en se relevant doucement. Vous pouvez garder votre petite princesse si vous me donnez la boussole maintenant. Je partirais pour Storybrooke et vous cinq pourrez commencer une nouvelle vie ici, dans ce monde ravagé par les ogres.

-Vous pensez que j’abandonnerai 300 ans d’attente pour ma revanche pour une femme ? bluffa Killian en la toisant du regard.

-Oui, je le crois, répondit la vieille femme. Parce que l’amour est une faiblesse, Capitaine. Et après seulement 24 heures passées, Mademoiselle Emma Swan est devenue votre nouvelle faiblesse. Ne prenez pas la peine de le nier, ajouta-t-elle, interrompant Killian alors qu’il s’apprêtait à répliquer. Je vous connais trop bien. A présent, donnez-moi la boussole, et personne ne sera blessé.

-Non, répondit Killian avec fermeté, la menaçant du regard et s’interposant entre elle et Emma, toujours endormie.

Cora sourit d’une esquisse machiavélique.

-Eh bien dans ce cas, mon cher Crochet, nous ferrons cela de façon moins amicale.

Et elle disparut dans un nuage de fumée violette.

***

-Vous avez l’air d’avoir vu un fantôme, dit la voix d’Emma en s’approchant de lui à peine une demi-heure plus tard.

-Retournez vous coucher, trésor, répondit-il sans la regarder, les yeux dans le vague.

Emma n’en fit rien, et vint s’asseoir à côté de lui : – Qu’y-a-t-il ?

Killian fit mine de regarder au loin, tout en évitant son regard. Emma le regarda fixement pendant un instant.

-Crochet, j’ai besoin de vous faire confiance…, dit-elle avec un ton doux mais ferme.  Si vous voulez rentrer avec nous…

-Cora m’a rendu visite, la coupa-t-il en levant le regard vers elle.

-Quoi ?

-Elle voulait me proposer un marché pour la boussole.

-Que proposait-elle en échange ?

-Peu importe, dit-il. J’ai refusé, répliqua-t-il en plongeant ses yeux dans ceux d’Emma, lui souriant avec gène.

Emma en resta bouche bée : -Je croyais que les pirates ne pensaient qu’à leur propre intérêt… dit-elle sans vraiment réfléchir.

Killian, un peu blessé par cette remarque pourtant anodine, baissa le regard en levant les sourcils de manière embarrassée et quelque peu dérangée.

-J’ai un code d’honneur, Emma, répondit-il enfin, les yeux toujours baissés vers les braises. Quand je fais une promesse à quelqu’un, je m’y tiens.

En observant la douleur dans le comportement du pirate, Emma regretta instantanément ses mots.

-Je suis désolée, Crochet…, dit-elle avec une sincérité douce, en baissant les yeux.

Killian releva la tête, et voyant qu’Emma était peinée de sa propre pensée, il voulut lui faire comprendre que cela n’avait pas d’importance. Elle le croyait, cela était important. Il lui offrit un sourire penaud mais charmeur.

-Ne vous inquiétez pas, ma belle, j’ai l’habitude.

-Cela ne veut pas dire que vous le méritez, s’exclama Emma, tendant une main amicale vers lui, la posant sur son crochet. Je peux prendre la relève si vous voulez vous reposer un peu…, ajouta-t-elle, retirant sa main avec douceur.

Killian secoua la tête, troublé par ce qu’elle venait de faire. Il ne pouvait s’empêcher de se réjouir intérieurement. Elle ne semblait pas le voir d’un si mauvais oeil, finalement…

-Je n’y arriverais pas, dit-il avec un sourire, la regardant avec intensité.

Alors ils restèrent assis, ensemble, tels deux compagnons, regardant les braises s’éteindre peu à peu.

***

-Qu’est ce que c’est que ça ? hurla Emma, pointant du doigt un petit chemin face à eux.

Les autres se tournèrent vers la direction qu’elle indiquait. Une foule enragée de morts-vivants se précipitaient lourdement vers eux, traversant les plaines désertes, se rapprochant encore et encore.

-Ce sont les villageois, souffla Mulan.

-Cora les a surement envoyés à nous trousses, dit Mary Margaret en bandant son arc.

-Pouvons–nous les distancer ? demanda Aurore, paniquée.

-Non, s’exclama Snow. C’est le chemin le plus rapide pour aller au cachot de Rumple. Préparez vos armes et attaquez.

Mulan, Emma et Killian sortirent leurs épées tandis que Mary Margaret commençait déjà à tirer des flèches dans les corps déjà morts qui s’avançaient.

La foule s’avançait de plus en plus vers eux, et ce dans toutes les directions. Emma était toujours inexpérimentée dans l’art dans manier l’épée, et frappait maladroitement ses attaquants. Killian tentait de garder la jeune femme dans son angle de vue tandis qu’il se frayait un chemin dans l’abomination de Cora avec habileté.

-Emma, derrière toi ! cria Mary Margaret, tirant plusieurs flèches successives.

Emma fit volte face, brandissant son épée largement, mais cinq corps s’étaient déjà amassés autour d’elle, la frappant dans les genoux et la tirant dans une direction opposée.

-Emma ! hurla Snow, voyant sa fille enlevée.

Killian se tourna juste à temps pour voir Emma et ses kidnappeurs disparaître dans un nuage de fumée.

-Cora, grogna-t-il. Vous ne me l’arracherez pas !

~ ~ ~

 

15 octobre, 2016 à 16 h 00 min | Commentaires (0) | Permalien


Dance to my heartbeat

Coucou tout le monde! Je suis vraiment, vraiment navrée pour tout ce temps. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je galère avec les cours en ce moment (je sais ce que vous vous dites, ça ne fait que 2 semaines, mais en Terminale, vous aurez l’impression que le temps passe plus vite et que la pression du BAC pèse déjà dès la rentrée!)

Pour une petite touche HP aujourd’hui (après la sortie du livre en Angleterre, vous savez, The Cursed Child? Je l’ai acheté en anglais!!!! Mais pas encore lu, je vous dirai ça plus tard…), je vous propose une fanfiction écrite (par une autre) sur une scène manquante des Reliques de la Mort.

 

Petit rappel: au mariage de Bill et Fleur, Krum est invité (vous vous souvenez de ce grand Bulgare, star du Quidditch, qui invita Hermione au Bal du Tournoi des Trois Sorciers? Et oui, cher amis si vous ne le saviez pas, c’est que vous n’avez pas lu les livres.) Ron, évidemment, devient jaloux, et invite Hermione à danser avant que quelqu’un d’autre ne le fasse… C’est dans le livre, hein!

Et bien cette fanfiction présente cette « missing scene », cette danse <3 Enjoy <3 (elle est un peu courte, sorry about that… J’en trouverais une pour la prochaine fois <3 )

 

Hermione n’avait pas soupçonné que Ron allait vraiment lui proposer de danser avec lui. En vérité, elle entretenait une lueur d’espoir qu’il lui proposerait, mais elle ne s’attendait pas à cela, honnêtement. Par conséquent, elle fut ravie que Ron lui tende la main pour qu’elle la saisisse. Elle se leva après avoir glissé sa main dans la sienne, et ils se dirigèrent tous deux vers la piste de danse.

Ron plaça sa main libre sur sa taille, et Hermione posa la sienne sur son épaule. Ils commencèrent à se déplacer dans le maigre espace qu’ils avaient, laissant leur pas s’accorder sur le rythme de la musique.

-Je n’ai jamais pu comprendre ce que tu trouvais de bien chez lui, marmonna Ron.

Hermione rougit légèrement.

-Eh bien, il est très attirant, gentil et respectueux…

-Riche, un joueur de Quidditch mondialement connu, et il a au moins trois ans de plus que toi, finit Ron à sa place.

Hermione rougissait de plus en plus.

-Ce n’était pas un problème à l’époque, et d’ailleurs, ce n’est pas un problème actuellement, répliqua-t-elle, essayant de ne pas regarder Ron directement dans les yeux.

-Il est plus vieux que toi, et je n’aime pas ça, grommela-t-il.

-En quoi c’est un problème ? Tu n’as pas besoin de lui demander sa main…

-Non, mais je dois te regarder flirter avec lui à la place, et m’inquiéter qu’il ne fasse quelque chose que tu ne veux pas faire, parce que tu n’es pas prête et que… et que…

Ron arrêta de parler et s’éclaircit la gorge. Le tempo de la musique ralentissait considérablement, et Hermione avait inconsciemment fait un pas vers Ron. Il laissa sa main tomber, et elle la remonta sur son bras, la laissant reposer sur son épaule.

-Tu n’as pas à t’inquiéter, Ronald, murmura-t-elle. Comme je l’ai dit de nombreuses fois auparavant, Viktor et moi, on est seulement amis.

-Ouais, eh bien il n’avait pas l’air d’agir comme tel, tout à l’heure, dit Ron, laissant sa main libre reposer sur la taille d’Hermione, et il se rapprocha d’un pas à son tour.

Hermione pouvait sentir son cœur s’accélérer légèrement, et leva les yeux vers lui ; il la regardait.

-Il était poli, c’est tout, dit-t-elle dans un souffle.

-Il essayait de flirter avec toi, répliqua Ron, et il se tut.

-Tu prends tout ça trop au sérieux, Ronald, déclara-t-elle.

-Tu ne prends pas ça suffisamment au sérieux, lui lança-t-il avec légèreté.

Hermione observa Ron, droit dans ses yeux qui lançaient des éclairs, et elle frissonna.

-C’est juste un ami, peut importe ce qu’il fait, murmura-t-elle.

-Et que devrait-il faire pour remédier à cela ? demanda Ron après un instant de réflexion.

Hermine eut le sentiment qu’ils ne parlaient plus de Krum. Elle humidifia ses lèvres et déglutit.

-Eh bien… dit-elle lentement et si doucement que lui seul pouvait entendre ses mots. Il devrait m’embrasser. Et après seulement, je considérerais que c’est devenu plus sérieux.  

La chanson s’était arrêtée, et une nouvelle avait commencé à être jouée, avec un battement plus rapide, mais ni Ron ni Hermione de changèrent de position. Ils étaient toujours à un pas l’un de l’autre.

Au lieu de quoi, Ron avala sa salive de manière plutôt remarquable et, les yeux fixés sur Hermione, il baissa la tête vers elle. Elle pouvait sentir son cœur battre la chamade et elle pencha légèrement la tête sur le côté, et ses yeux se fermèrent. Elle pouvait sentir le souffle de Ron près de sa bouche….

-Oops! Désolée!

Les yeux d’Hermione s’ouvrirent en papillonnant et elle attrapa Ginny  pour l’empêcher de tomber. Ginny riait aux éclats.

-Désolée, vous deux! Mr Delacour ne connait pas sa force ! disait-elle toujours en riant comme une folle. Non, ça va ! C’était marrant ! Refaites-le! L’appela-t-elle, retournant vers le père de Fleur.

Hermione leva à nouveau les yeux vers Ron, dont les oreilles étaient d’un rouge écarlate, et elle le gratifia d’un sourire.

-Tu veux continuer à danser ? lui demanda-t-elle.

Ron s’éclaircit la gorge et acquiesça.

-Oui, répondit-il. Ouais, bien sûr… A moins que tu ne veuilles m’abandonner pour Vicky….

Hermione leva les yeux au ciel et passa ses mains autour de son cou. Elle se colla contre lui, posa sa tête sur son épaule, et ils recommencèrent à danser le slow qui se jouait.

-Pourquoi est-ce que je ferais une chose pareille ? demanda-t-elle finalement dans un chuchotement, souriant sans qu’il ne la voie, le menton toujours posé sur son épaule.

Elle sentait les mains de Ron dans son dos et sur sa taille.  Il haussa les épaules.

-Je ne sais pas… Parce que tu t’ennuies avec moi ?

Hermione secoua la tête et changea légèrement de position, faisant reposer son menton sur sa main.

-Je ne pourrais jamais m’ennuyer avec toi, Ron…

 

 

 

17 septembre, 2016 à 17 h 15 min | Commentaires (0) | Permalien


The Unthinkable Truth

Nous allons bientôt nous quitter pour deux semaines environ, alors je voulais finir en beauté par de petites infos croustillantes.

Au programme, Harry Potter de retour, Once Upon A Time saison 6, une petite info Game Of Thrones… Et un article sur une pièce de théâtre <3. C’est du bonus.

Let’s begin with Harry Potter. Vous pensiez que le sorcier de votre enfance (ou plutôt adolescence) vous avait quitté après avoir vu son petit Albus Severus et son grand James Sirius prendre le train pour Poudlard ? Si vous êtes un Potterhead, je gage que cette info ne sera pas un scoop, mais certains ont peut être loupé l’information, alors…

J.K Rowling a crée, après le site Pottermore (qui par ailleurs était génial dans sa version interactive. Le blog est bien, mais moins magique, je trouve… I miss Pottermore : ‘ ( ) une nouvelle œuvre.

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Intitulée Harry Potter and the Cursed child (Traduit littéralement par « Harry Potter et l’enfant maudit« ), l’intrigue était à la base une pièce de théâtre originale. Seulement le hic, c’est qu’elle ne se jouera qu’en Angleterre.  Les Potterheads peuplant le monde entier, beaucoup n’auraient pas été ravis de ce choix.

De ce fait, une version papier a été mise en vente. Si dans les pays anglophones, l’ouvrage est sortit avant-hier, nous, petits français, devront attendre le 14 Octobre (oui, je sais, c’est très, très long).

L’histoire de l’Enfant maudit se situe 19 ans après les Reliques de la Mort, soit juste à la fin du dernier tome de la saga. On se concentre autour de la génération suivante, les enfants des Potter, des Weasley et des Malfoy.

Vu ce qu’on a pu voir des dernières lignes du roman, et aussi sur les affiches de la pièce, l’enfant maudit en question semble être le petit Albus Severus Potter, qui entre à Poudlard cette année là, et qui semble douter de lui-même.

On a plus qu’à attendre de lire cette version théâtrale des aventures du célèbre Sorcier, et qui risque fort de marquer la fin réelle de la saga. Bien qu’elle vivra toujours dans nos cœurs <3

 Deuxième point : petites infos OUAT (attention, risque de gros Spoilers pour la saison 6 !!!)

Vous vous doutez bien que, quand on est fan de quelque chose et qu’on doit attendre 4 mois pour voir la suite, c’est compliqué de résister aux spoilers donnés.

Alors si les spoilers ne vous intéressent pas, sauter ces quelques lignes. !!!! (je marquerais le début et la fin par ces *).

 

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***

On a récemment put voir le premier sneak peek de la saison 6, qui mettait en scène Aladin et Jaffar. (Et oui, les héros de ce conte des mille et une nuits seront au rendez vous dans la saison, et apparemment pour un laps de temps plus long que pour la simple intrigue des Storylines  des Untold stories…)

Dans la vidéo, nous entendons clairement Jaffar appeler Aladin « Le sauveur »… Sauveur ? Sauveuse ? Non, non, ce n’est pas une coïncidence. Les créateurs de la série ont affirmé que  « vous vous demandez alors si vous allez en apprendre davantage sur la mythologie du Sauveur cette année, comme sur celle du Ténébreux l’an passé. Et la réponse est oui ».(…)

Une fois encore, notre Sauveuse Emma Swan, héroine de la série, sera au centre de l’intrigue, dans son rôle de sauveuse. Nous allons avoir une bonne avancée psychologique, je pense…

Autant dire que avec la mythologie de la Sauveuse, les Untold Stories dévoilées (à l’instar de la saison 1 et des happy ending retrouvées de la saison 6), la « Evil Queen is back », les questions de séparation du côté sombre chez une personne (possible, pas possible ?), Zelena new sister ou encore l’intrigue Rumple-Belle endormie, on va avoir de quoi faire…

*** 

Il ne nous reste plus qu’à attendre le 25 Septembre (26 pour nous) pour découvrir cette nouvelle saison qui s’annonce bien chargée en émotions…

Pour informations, cette année, pas de prix de la meilleure série aux Teen Choice Awards, qui est revenu à Game Of Thrones (qui l’a bien mérité), mais Ouat a tout de même remporté 3 prix !!!

Rappelons que la série a été Championne du monde de séries deux ans de suite (2014 et 2015).

Cette année, Ouat est meilleure série de science-fiction (je rappelle que ce sont les fans qui votent <3 ). Lana Parilla a été récompensée, élue meilleur actrice pour une série de science-fiction. Et on peut dire qu’elle le mérite bien, ayant dû jouer une Regina évoluant dans bien des directions cette année…

Enfin, le couple Captain Swan (Jennifer Morrison et Colin O’Donoghue) ont reçu le prix du meilleur baiser. Tout le monde sait duquel il s’agit, je pense (pas trop de spoilers si je vous dit le dernier baiser de l’Underworld. J’ai bien dit DE l’Underworld, ça veut dire DANS l’Underworld; je ne pense pas que ce soit celui de l’image ci-dessus…) 

Voilà. Finissons ces infos-séries par une toute petite info sur GOT. Outre le fait qu’ils soient les Champions du Monde des séries cette année, on sait à présent qu’il ne reste plus que 2 saisons avant de savoir qui montera sur le Trône de Fer.

Mais là n’est pas l’info. Le vrai problème, c’est que, déjà qu’on attend longtemps en règles générales, cette année, l’Hiver est là !  Vous savez ce que ça veut dire ?

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Ça veut dire que le tournage nécessite une météo neigeuse, brumeuse et pas une seule trace de soleil ! Ce qui signifie que le tournage, au lieu de commencer en Juillet-Aout, sera retardé de 2 mois, soit aux environs d’Octobre… Donc pas de diffusion en Avril, mais aux environs de Juin !

Autant dire que ça va être long !

 

Passons à la fanfic du jour. Je sais que j’avais déjà proposé une fanfiction de Skye-Ward la dernière fois, mais je vous avoue que celle là me tient à cœur. Je l’ai écrite moi-même, parce que, dans mon petit cœur d’artichaut, je rêvais d’une fin alternative dans laquelle Ward n’avait jamais été membre d’HYDRA… et qu’il faisait tout par amour pour Skye, parce que j’avoue que je rêve de trouver un garçon comme ça un jour <3

(cœur fleur bleu complet!!!)

Alors voilà. J’espère que vous apprécierez.

***

Ils avaient trouvé l’antre de la pieuvre. S’en serait bientôt fini d’HYDRA… Daisy n’arrivait toujours pas à comprendre comment ils avaient pu dénicher la cachette de Ward si rapidement, et pourtant… ils l’avaient fait.

Et à présent, tous les membre d‘HYDRA étaient peu à peu descendus ou blessés.  A la fin de l’assaut, l’équipe avait arrêté les survivants d’HYDRA. Skye cherchait Ward du regard, se demandant s’il avait été descendu ou si quelqu’un laissait cette tâche à Hunter…

Quand elle le repéra enfin, il était tenu par Coulson, qui semblait entretenir une conversation apparemment importante avec lui. Elle s’approcha.

-Monsieur ! Tous ses compagnons sont emmenés en prison…, dit-elle en désignant Ward du menton, sans daigner lever les yeux vers lui.

-Je pense que Ward acceptera bien volontiers de nous faire part de certaines informations, répondit Coulson, jetant un regard à Ward, qui semblait  très détendu et même heureux pour quelqu’un dont tous les plans venaient d’être contrecarrés…

-Coulson… Qu’est ce que vous faites ?

Daisy ne savait plus que penser. Il le tenait, et il continuait de penser que Grant Ward, celui qui les avait tous trahi, qui avait fait tant de mal à tant de gens, pouvait encore accepter de lui transmettre des informations, alors qu’il avait tout fait pour le tuer, lui et le SHIELD…

- Faites-moi confiance, Sky…. Daisy…

-C’est de lui dont je me méfie, Coulson…, dit-elle en jetant un regard en biais à Ward.

§ * § * §

Daisy ne pouvait s’empêcher de repenser à ce regard. Quand il avait été arrêté et ramené au BUS par Coulson, Ward semblait serein, et arborait la même expression qu’autrefois, qu’avant sa trahison. Ce regard qui jadis la faisait fondre, qui révélait douceur, force et confiance.

Elle devait parler à Coulson. Il ne pouvait pas s’imaginer que Ward était toujours cette personne là ! Il les avait trahi, il avait tué des gens, et elle pensait que il le savait… mieux que quiconque. Elle se devait de le lui rappeler.

En arrivant devant la porte de verre du bureau de Coulson, Daisy eu un mouvement de recul. Il parlait avec Ward, qui n’était ni menotté ni confiné dans une cellule. Ils discutaient, tranquillement, riant même.

S’en était trop…

Furieuse, Skye entra dans le bureau de Coulson. Notant sa présence, les deux hommes cessèrent de parler, et Ward fit un pas hésitant mais désireux vers la jeune femme. Celle-ci, le regard flamboyant, s’avança, et le gifla si fort qu’il recula d’un pas, trébucha sur le pied du fauteuil et s’effondra sur la table basse dans un fracas de verre avant d’heurter le sol.

Il se releva tant bien que mal, et essuya  le sang qui coulait de la légère entaille sur sa lèvre inférieure.

-Skye, écoute, je…

-La ferme, Ward ! Je t’assure, la gifle c’était une caresse à côté de ce que je voudrais faire, si Coulson n’avait pas une bonne raison de te laisser la vie sauve. Du moins, j’espère qu’il a une bonne raison, dit elle, ses yeux lançant des éclairs, et elle se tourna vers Phil. Monsieur ?

-Skye…

-C’est Daisy, maintenant, Monsieur !

-Daisy… c’est dingue, je n’arrive pas à m’y habituer… Daisy, il y a une très bonne raison à tout cela, mais je pense que cela vaut mieux pour tout le monde que ce soit Ward qui vous dise la vérité… même si c’était mon idée, à la base…

-Que… vous lui faites confiance ? Après tout ce qu’il a fait ?

Ward, qui était resté silencieux depuis qu’elle lui avait explicitement montré son dédain, prit la parole, se postant devant elle.

-Sk…Daisy, écoute… Laisse moi juste t’expliquer la situation… laisse moi parler, et si tu veux me cogner, je te laisserais faire, je le mérite amplement… mais d’abord, laisse moi…

-Non ! Je ne veux plus entendre un seul mensonge sortir de ta bouche, Ward ! Après tout ce que tu as fait, tu oses encore me regarder dans les yeux ?

-C’est justement à propos de cela, Daisy…, répliqua Coulson, qui se dirigeait vers la porte. Ward a commis des actes horribles, mais uniquement parce qu’il y a été forcé.

-Qu…

Skye en perdit ses mots, ne sachant plus quoi penser de l’homme en qui elle avait toujours eu foi. Il faisait confiance à ce traitre, à ce monstre…

Coulson en profita pour glisser un regard d’encouragement à Ward, et sortit du bureau après avoir dit :

-Ne le tuez pas avant qu’il ne vous ait tout raconté… Je pense qu’à la fin de son récit, vous aurez plus de rage envers moi que vous n’en avez envers lui…

Skye, toujours bouche bée, tituba et s’assit lourdement sur le fauteuil le plus proche d’elle. Ward profita de sa torpeur pour tenter une approche la plus douce possible et plia lentement les genoux, s’asseyant par terre avec précaution, au pied du fauteuil où la jeune femme était assise, les yeux dans le vide.

-Je sais que ce que j’ai fait ne mérite aucune excuse, mais… je peux tout t’expliquer…

-Tout t’expliquer ! Tu t’entends, Ward ? répliqua-t-elle avec violence. Tu ne m’as jamais rien dit qui n’était pas un mensonge ! Et tu veux tout m’expliquer ?

-Je sais… et c’est la plus grande erreur de toute ma vie…

-Non, Ward ! Ta plus grande erreur, c’est toute ta vie ! Ta vie entière est un mensonge ! Et tu oses te tenir droit devant moi après… après ce que tu as fait subir à tout le monde ! A Simons, à Fitz, à Bobby, à May, à… à moi !

-Je ne m’attends pas à ce que tu me pardonnes. A ce qu’aucun de vous ne me pardonne. Je ne me pardonne pas moi-même…

-Tu n’avais pas l’air rongé par les remords quand tu as fais tomber cette cabine dans laquelle Jemma et Fitz étaient, ou quand… n’importe quand en fait !

-Skye, je… je regrette tout, absolument tout ce que j’ai fait…mais je n’avais pas le choix…

-On a toujours le choix, Ward !

-Non, on ne l’a pas toujours ! Je ne pouvais pas éviter cela, je devais avoir la confiance de Garrett, je devais… mais je ne voulais pas…

-Pas quoi ?!

Elle se leva de fureur et le toisa avec des yeux furibonds. Il se releva lentement, redoutant qu’elle n’utilise ses pouvoirs.

-Tu ne voulais pas quoi ? Te lier avec nous, parce que tu savais que ça nous ferait souffrir ? Avoir de vrais amis, une vraie famille, que tu n’aurais jamais eue avec ce connard ? Avoir une vie ?!

-Skye, je t’en prie, arrête…

-Ose me dire, en me regardant dans les yeux que tu n’as pas passé un seul bon moment avec nous, Grant ! Ose me dire que Fitz n’était pas comme ton frère, que tu n’as sauvé Gemma que pour gagner notre confiance !

-Skye…

-Que tu n’as jamais rien ressenti pour…pour moi ! Que…

Elle fut interrompue par les lèvres de Ward, qui se posèrent sur les siennes avec tant de fougue qu’elle en oublia sa rancœur, sa colère. Elle se laissa aller à ce baiser, malgré une voix dans sa tête, qui disait : « Non, ne le laisse pas te mentir, ne le laisse pas te corrompre encore une fois ! Il nous a tous trahit, il nous a tous vendu à HYDRA, il a voulu tous nous tuer. C’est un monstre… ».

Leurs lèvres se détachèrent, et Skye ferma les yeux un instant. Quand elle les rouvrit, elle se rendit compte que Ward s’était éloigné d’elle.

-Pardon… désolé, je… ça fait des mois que je dis à Coulson que je ne peux pas continuer cette mascarade…

-Quelle mascarade ? Ward, de quoi tu parles ?

-Si tu me laissais parler… je te promets que je ne te mentirais plus jamais…, dit –il en remarquant une moue incertaine se dessiner sur sa bouche. J’en ai assez de tout ça… de tous ces mensonges, Skye. Tu as raison. Ma vie entière est un mensonge…

Malgré la rage, qui lui serrait de nouveau les tripes, Skye, encore chamboulée par le baiser qu’il venait de lui donner, fut submerger par l’amour qu’elle lui portait avant sa trahison. Il avait, en l’espace de quelques secondes, réussit à faire renaitre des sentiments refoulés, oubliés, niés, mais qui pourtant semblaient toujours vigoureux.

Et elle eut envie de connaitre cette vérité qui l’intriguait malgré tout. Elle savait qu’il valait mieux se méfier, mais elle voulait prendre le risque de l’écouter, de lui faire confiance. Après tout, Coulson semblait avoir confiance en lui, alors qu’il était le premier à avoir souffert de la trahison de Ward…

-Je te préviens, à la moindre parole que je soupçonne être un mensonge, je quitte cette salle après l’avoir totalement chamboulée, toi compris, avec mes pouvoirs…

Ward sourit, et la regarda avec ce regard mêlant douceur et amusement qui la faisait autrefois craquer.

-Très bien… bon, comme tu le sais, Garrett m’a fait sortir de maison de correction après que j’ai…

-Fait brûler ta maison avec tes parents, tes deux frères… et ta sœur…

-Non, je pensais que mon frère aîné était à l’intérieur, mais j’avais pris soin de prendre Thomas et Suzie avec moi… après, on a été séparés, et Garrett m’a fait sortir, en pensant que j’avais le profil pour entrer chez HYDRA… du moins, après un entrainement à la dure…

-Attends… tu as SAUVE ton petit frère et ta sœur ?!

-J’ai fait cramer cette maison pour faire disparaître ces monstres de nos vie…

Il retira son T-shirt, et elle remarqua les marques qu’elle avait déjà vu lors de leurs entrainements, et qu’il lui avait décrit à l’époque comme étant des cicatrices de son passé, qu’il voulait oublier.

-Ces marques, ce sont…

-Des coups de fouet… de ceinture… ils utilisaient aussi des bâtons qu’on ramenait de la forêt, et que mes parents jugeaient trop petits pour le feu, mais pas assez petits pour être jetés. Les miennes ont plus ou moins cicatrisé, mais celles de Max ne se refermeront jamais vraiment… la plus grande torture qu’il a subit, c’était la torture psychologique…

Skye se remémora l’histoire que Coulson lui avait racontée, Ward, enfant, forcé de regarder son petit frère Thomas, dit Max, quasiment noyé par l’aîné sadique, et  que Ward avait sauvé in-extremis.

-Ensuite, Garrett m’a laissé, seul dans la forêt, avec un chien pour seule compagnie… et je me suis débrouillé… et il est revenu… et il est repartit… Il disait que ça me forgerait une carapace solide… Et un jour, il a voulu me recruter pour HYDRA, me mentant sur leurs buts.

Skye ne savait si c’était à cause du baiser, mais elle le croyait. Elle avait appris à reconnaître les mensonges, à cause de Ward, et elle savait voir quand lui, en particulier, mentait. Il fallait aussi dire que, depuis qu’elle avait développé ses pouvoirs, elle sentait les ondes des éléments naturels, ainsi que les ondes et auras que les corps humains diffusaient. Les ondes de stress liées au mensonge en faisaient partie, et étaient en générales celles qu’elle repérait le plus rapidement. Pourtant elle ne détectait rien : aucune once de culpabilité ou de mensonge dans ses paroles.

-Je me sentais redevable envers lui, il m’avait sorti d’un cercle vicieux. Alors je l’ai suivi. J’ai assisté à d’horribles choses, et je n’ai rien fait pour les arrêter. J’en faisais des cauchemars, je revoyais mon frère battre ma sœur, tenter de la violer. Je participais à des choses que j’avais toujours cherché à arrêter. Et j’ai rencontré Coulson.

Il sourit en parlant de Coulson, se remémorant de bons souvenirs, visiblement.

-Il a tout de suite détecté qu’il y avait en moi une part énorme de profit pour Garrett, et l’a tout de suite soupçonné de m’avoir utilisé à ses fins. Il a tenté de me raisonner, mais j’avais une confiance aveugle en celui qui m’avait sorti de ce trou noir… Alors quand j’ai intégré l’équipe, il a tout de suite compris ce que Garrett avait derrière la tête ; il le connait depuis son recrutement au SHIELD, et il avait remarqué son comportement violent récemment… Il m’a démasqué en moins d’une semaine…

Il marqua une pause, et poursuivit.

-Il m’a proposé de travailler pour lui, d’oublier tout ce que je devais à Garrett. Il m’a montré que je n’avais pas à lui devoir quoi que ce soit… j’étais réticent…

Ward marqua une pause, déglutissant.

-… Jusqu’au jour où ce salaud a ordonné à Quinn de te tirer dessus, alors qu’il avait compris que j’avais… que je commençais à éprouver des sentiments réels pour toi… à partir de cet instant, je ne ressentais plus que de la colère envers Garrett, j‘ai vu son véritable visage… et j’ai accepté l’offre de Coulson. Je me sentais coupable de ce qu’il t’était arrivé, je pensais que si je n’avais pas été dans son camp, que si je ne lui avais pas fait confiance en lui disant que je t’aimais, il n’aurait peut-être pas réagit de la sorte…

Skye, perdue, ne savait plus que penser.

-Tu veux dire que…que tu jouais le jeu d’un double jeu ? Pour Coulson ?

-Je sais…. Dur à croire, hein ?

-Tu rigoles ? C’est impossible à croire ! Tu as manqué tuer la moitié des membres de l’équipe ! Simmons, Fitz, Bobby…

-Coulson voulait que j’infiltre HYDRA pour le détruire de l’intérieur… il fallait qu’ils me fassent confiance… assez confiance pour me transmettre les informations dont vous aviez besoin… le seul moyen était de jouer le jeu tordu de Garrett jusqu’au bout. Si je n’avais pas fait sauté Fitz et Simmons de ce foutu avion, Garrett leur aurait collé une balle dans la tête instantanément, et  j’aurais perdu toute chance de conserver ma  couverture… j’aurais dû regagner leur confiance, et en général, ce n’est jamais beau à voir…ils sont assez cinglés et sadiques pour te faire toi-même tuer quelqu’un que tu aimes… Quand à Bobby, Kara avait une telle envie de vengeance qu’elle m’a poussé à la suivre… je ne veux pas me monter des excuses, Skye, mais je t’assure que j’ai tout fait pour éviter ça. J’ai mis des balles à blanc, pour qu’elle pense que, sous le bluff, Bobby se repentirait…pour quelque chose dont elle n’a jamais été coupable… mais Kara voulait plus, elle voulait la voir souffrir… Evidemment, je ne pouvais rien dire à Bobby… alors j’ai fait au mieux pour limiter les dégâts, en espérant qu’elle et Hunter s’en sortiraient…ce qui s’est passé…

Il lui était tellement plus simple de ne pas le croire, de penser qu’il lui mentirait toujours, quoi qu’il dise… mais elle savait qu’il disait la vérité, rien qu’une vérité impensable…

-Ça ne se peut pas… Tu… tu veux dire que tu as tout fait pour détruire HYDRA ? Dans ce cas, pourquoi y être à la tête, aujourd’hui ?

Ward semblait s’attendre à cette question, et lui sourit une fois de plus d’un sourire triste.

-Sème la colère et le doute dans les esprits de deux brutes, elles s’entre-tuent. Rien de mieux pour décimer la violence que d’utiliser la violence, de les monter les uns contre les autres.

Skye n’en revenait pas. Elle ne pouvait plus nier; il disait la pure vérité, et arborait la même expression héroïque, insensible, mais douce qu’il avait lorsqu’il la regardait avant sa « trahison ».

-Mais… tu savais qu’on allait te détester pour ça…

-Je me détestais moi-même. J’avais horreur de ce que Garrett avait fait de moi, je voulais me racheter pour tout ce que j’avais fait… ou plutôt pas fait. Quand Coulson me l’a proposé la première fois, j’étais partagé entre ma loyauté envers Garrett et ma soif de liberté, de devenir une meilleure personne…

Il marqua une pause, la regardant avec tendresse.

-Et puis il y a eu toi. Dès l’instant où je t’ai vue, j’ai senti que le trou au fond de mon cœur se refermerait si je me liais à toi, de quelque manière que ce soit… Au début, je ne voulais pas tenter le diable, je savais que quelque soit le côté que je choisirais, celui de Garrett et du mal, ou celui de Coulson et de la bonté dissimulée, tu me détesterais. Je ne voulais pas te faire souffrir… Et je t’ai vue, inerte, à terre, à mis chemin entre la vie et la mort, couverte de sang, de ton sang… tu luttais pour respirer… et j’ai su. J’ai compris que je t’aimais, plus que tout au monde, et que je me battrais toujours pour la sécurité du monde, pour la sécurité des êtres qui me sont chers… pour toi… même si ça impliquait le fait que tu me haïsses. A partir de ce jour-là, j’ai menti, j’ai bluffé, oui, j’ai fait tout ça. J’ai trahi quelqu’un c’est vrai, mais jamais je ne vous ai trahi, j’ai trahi Garrett… Et je l’ai fait ! J’ai infiltré HYDRA… Et tu me haïssais, et Coulson faisait mine de me détester… lui seul savait…mais je continuais de t’aimer dans l’ombre….

Il prit une grande inspiration, comme pour se calmer.

-J’ai essayé de t’oublier, je me disais que ça valait mieux pour toi… je savais que tu me haïrais toujours, quoi que je fasse. C’est pour ça que j’ai tenté une relation avec Kara. Je me disais que ce serait plus simple comme ça… Mais je continuais d’espérer qu’un beau jour peut-être, tu apprendrais la vérité, de ma bouche ou de celle de Coulson, et que tu parviendrais à me pardonner… même si cela relevait du miracle…

-Grant…

-Je t’aimerais toujours, Skye. Toujours. Mais je comprends parfaitement que tu ne puisses pas me pardonner… Vit ta vie avec Lincoln… je suis sûr qu’il vaut mieux que moi… Je…

Ce fut son tour d’être coupé dans ses paroles. Skye se rua sur lui et le serra dans ses bras, plus fort qu’elle ne l’avait jamais fait, murmurant doucement à son oreille : « Tais-toi. ». Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, dans une étreinte chaude et familière, reposante et pleine de sentiments. Quand elle le lâcha, les yeux de Daisy étaient embués de larmes.

-Tu as sacrifié tout ça, tous tes rêves, uniquement pour sauver le monde d’une menace qui nous échappait ?

-Pour te sauver toi…

-Tu aurais dû me le dire, j’aurais compris, Grant! Je… je t’ai haïs au point de souhaiter ta mort… je t’ai tiré dessus, alors que tu faisais tout pour nous protéger… Oh mon Dieu…

-Skye, Skye….

Il la prit par les épaules, la tournant vers lui. Il attrapa son menton avec une douceur qu’elle ne lui avait jamais connu.

-Calme-toi ! Tu n’y pouvais rien ! Je ne pouvais rien te dire, ça t’aurais mise en danger, et ça aurait mis ma mission en péril…

Les larmes coulaient sur ses joues, sur leurs joues. Elle ne l’avait encore jamais vu pleurer, et pourtant, elle le trouva divinement beau. Elle pensa à tous leurs moments partagés, puis à Lincoln. Elle aimait Lincoln… mais l’aimait-elle plus qu’elle n’aimait Ward ?

 Elle avait haït Grant Ward dès l’instant où elle avait su que Fitz avait failli y rester après une chute dans le vide et un voyage sous l’eau… mais maintenant qu’elle connaissait la vérité, elle était en colère.

Elle lui en voulait de lui avoir fait croire à une trahison qui lui avait brisé le cœur, elle lui en voulait d’avoir gâché toute perspective d’avenir, elle lui en voulait d’avoir sacrifié sa propre vie pour une cause plus noble que n’importe qui de censé aurait refusé… Elle s’en voulait d’avoir douté de cet homme, le jeune homme qu’elle avait aimé dès le premier regard…

-Grant…

Elle ne savait que dire ; elle voulait le rassurer, le réprimander, lui dire qu’elle l’aimait… Mais elle ne savait que faire… Elle ne voulait pas se sentir coupable auprès de Lincoln, ou auprès de lui. En outre, elle devait réfléchir, se remettre les idées en place, savoir avec qui des deux garçons elle voudrait vivre sa vie… Lincoln, la personne qui l’avait aidée à retrouver goût à la vie quand tout était sombre et effrayant autour d’elle ? Ou Ward, qu’elle avait haït pour comprendre que tout ce qu’il avait fait, c’était pour la protéger, elle et le monde entier… Grant Ward, celui qui lui avait brisé le cœur dans le seul espoir de la sauver…

-J’avais raison finalement…, dit-elle finalement avec une sourire derrière ses larmes.

Il parut surpris et amusé.

-A propos de quoi ?

-Tu ES quelqu’un de bien ! répliqua-t-elle, entourant son cou de ses bras. Mais, Grant, fais moi plaisir, à l’avenir, évite de me briser le cœur en me faisant penser que le mec pour qui je craque n’est qu’un psychopathe meurtrier au cœur froid… je ne supporterais pas un autre coup pareil…

-C’est promis, répondit-il avec un sourire en coin.

Un silence s’installa pendant un instant durant lequel ils demeurèrent ainsi, Skye tenant ses bras autour de son cou, Ward la tenant par la taille.

-Donc… Qu’est ce qui se passe, maintenant ? demanda finalement Ward, les yeux plein d’espoir et de crainte.

Elle savait qu’il craignait la réponse à la fameuse question, elle pouvait le lire dans ses yeux : me pardonnes-tu ? Qui vas-tu choisir ? Est-ce que j’ai ne serait-ce qu’une chance ?… Elle n’avait pas la réponse à cette interrogation… Du moins, elle ne voulait pas donner de réponse trop hâtive. Elle savait mieux que quiconque que l’espoir perdu était pire que de ne rien espérer…

-Ecoute, Skye, je sais que c’est compliqué…. J’ai rencontré Lincoln, et… si tu le choisis lui, je comprendrais… je t’encourage d’ailleurs à faire ça… Je ne veux que ton bonheur… et te savoir sauve… mais…

Elle l’arrêta en posant une main sur sa joue, l’autre caressant sa nuque.

-Ward, je t’aime ! Je te pardonne, et je comprends tout ce que tu m’as dit… Je te crois… c’est juste que… dans les deux cas, que je te choisisse toi ou Lincoln…. Je ne veux pas me sentir coupable en me risquant à une réponse trop rapide… je dois…

-Remettre les choses au clair, conclut-il.

-Oui…

Il parut satisfait. Il la serra dans ses bras, l’embrassant sur la joue.

-Je comprends. Mais, Skye, saches que, quel que soit ton choix, je t’aimerais toujours ! Je me battrais toujours pour toi, même si tu vis avec quelqu’un d’autre…

Il s’éloignait à reculons, quittant la salle. Paniquée à l’idée que ce ne soit qu’un rêve, Skye lui courut après.

-Attends, Ward ! Ne me dis pas que tu t’en vas ? Reste, je t’en prie !

-Qui t’as dit que je partais, Daisy ? Je viens d’arriver… je n’ai pas l’intention de te laisser, répondit-il, et il lui sourit, de ce sourire qu’elle l’avait vu arboré tant de fois en sa compagnie, un sourire doux, mystérieux et franc.

Il l’embrassa sur le front, et leurs têtes se collèrent pendant un instant.

-Je dois aller voir Coulson, lui donner les dernières infos que j’ai pu recueillir…, murmura-t-il.

-Alors fonce ! Mais je te préviens, tu restes avec moi, monsieur le garde du corps !

-Vos désirs sont des ordres, lança-t-il par-dessus son épaule comme il s’éloignait.

Et  elle su. Elle savait qu’elle l’aimerait toujours, elle ne pouvait s’en empêcher. Il lui avait brisé le cœur, puis volé et maintenant, elle savait que sa vie ne serait jamais vraiment complète si Grant Douglas Ward n’en faisait pas partie.

§ * § * §

 

 

 

4 août, 2016 à 15 h 53 min | Commentaires (0) | Permalien


I don’t want to lose you

Un peu d’amour dans ce monde, ça vous dit? Aujourd’hui, pour penser à autre chose qu’à toutes ces horreurs qui nous pourrissent la vie en ce moment, je vous propose une fanfic de ma création (bon, je tiens à préciser que le début était à la base une courte fanfiction que j’avais traduite. Mais j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose, et j’ai décidé de continuer à écrire…). Peut-être trouverez-vous ça un peu gnagnant, je ne sais pas trop, parfois j’essaye de m’évader dans des choses un peu bisounours pour échapper à la triste réalité dans laquelle nous vivons…

Cette fanfiction est inspirée de la série Marvel Agents Of SHIELD. J’ai toujours aimé le personnage de Ward, pour sa complexité. Mais j’ai toujours pensé que les réalisateurs auraient pu rendre les choses encore plus intéressantes en faisant de Grant un personnage bon qui se battrait contre sa noirceur. Personnellement, j’ai trouvé ça trop facile de faire de lui le grand méchant pendant 3 saisons, et (Attention!!!! Gros Spoilers!!!!) de le tuer en tant que Hive. J’aurais trouvé plus intéressant qu’il soit possédé par Hiv alors qu’il était du bon côté… Mais bon, les réalisateurs ont fait du bon, ce n’est que mon opinion.

Mais j’ai quand même voulu imaginer ce qu’aurait été l’avenir de SkyeWard si Ward avait changé d’allégeance après que Skye ait été abattue et ait manqué de mourir à cause de Garrett. Cette fanfiction se situe donc dans la saison 1, au moment où l’Agent Hand et Ward amènent Garrett au Fridge. Donc une SkyeWard fanfic.

***

-Je ne pense pas que le Frigo soit suffisamment dur pour vous. Je pense que nous pourrions vous placer dans un endroit plus profond sous terre, nargua Victoria Hand à son prisonnier, le soi-disant Extra-lucide, John Garrett.

 

Face à lui, était assis son ancien protégé, Grant Ward.

 

-Agent Ward, voudriez-vous avoir cet honneur ? proposa l’Agent Hand tandis qu’elle lui tendait le pistolet.

 

Ward lança un coup d’œil vers l’arme, puis tourna son regard vers Garrett.

 

-Non. Je veux qu’il souffre. Je veux voir l’expression sur son visage quand il verra ces barreaux face à lui, et qu’il comprenne enfin qu’il a été battu, répondit Grant, fixant Garrett droit dans les yeux sans aucune expression, si ce n’est une haine brulante.

 

Garrett observa Ward, espérant un peu plus de lui.

 

-Je ne peux pas dire que je sois d’accord avec vous, mais je respecte votre décision. Nous arriverons au Frigo dans peu de temps, dit l’Agent Hand tandis qu’elle rangeait son arme et sortait du compartiment.

 

Garrett souffla, d’un soulagement hypocrite.

-Enfin seuls, lâcha-t-il, souriant à Ward.

Comme celui-ci ne cillait pas, Garrett voulut le pousser à bout.

-Voyons, Grant, je ne t’ai pas éduqué comme ça. Tu veux vraiment voir celui à qui tu dois tout enfermé entre quatre murs ? Achève- moi… A moins que tu ne veuilles que je révèle à tous les horreurs que tu as accomplis sous ma coupe… Tu veux que tout le monde te voie comme ce héros, mais tu n’as jamais été…

-Tu as voulu la tuer ! grommela Ward entre ses dents, se retenant de se lever pour le tabasser.

Garrett, qui souriait, lâcha un rire  faussement surpris.

- De qui parles-tu, Grant ? J’ai voulu tuer tant de gens…

Ward, qui gardait le regard baissé,  leva des yeux pleins de haine, de rage et de souffrance vers celui qui jadis fut celui qui l’avait formé…

-Tu as ordonné à Quinn de lui tirer dessus ! Tu as voulu la tuer alors que tu savais ce que je ressentais pour elle ! hurla-t-il.

-Ah ! Tu veux parler de Skye… Ta tendre, ta belle Skye… Je ne voulais pas qu’elle meure… Il fallait juste pousser Coulson suffisamment à bout pour obtenir ma formule…

-Tu as ordonné à Quinn de lui tirer dessus. Elle était seule, sans arme, et tu a essayer de l’achever dans une cave sombre et humide !

Grant s’était levé, menaçant Garrett.

-Grant. Elle ne vaut pas la peine que tu bousilles ta vie au nom du SHIELD. Ce n’est qu’une jeune fille, faible et inutile. Reviens avec m…

Mais Ward ne semblait pas l’entendre. La seule chose qu’il voulait, c’était vider son sac et voir Garrett enfermé dans une cellule si petite qu’il serait presque certain que son OS perde la tête.

-Pendant toutes ces années, j’ai toujours dû me débrouiller seul ! Tu m’as sorti d’une maison de correction pour me laisser seul dans une putain de forêt ! Tu m’as détruit de l’intérieur, d’une pire manière encore que mes parents ! Tu m’as menti sur les buts d’HYDRA, tu m’as promis la Lune, tu m’as juré que je me vengerais de mon frère… J’ai toujours tout fait parce que je pensais tout te devoir… Je n’ai jamais cillé devant des évènements atroces, j’ai failli devenir un monstre à cause de toi…

-Grant, tu a toujours été faible…

-Ma seule faiblesse a été de te croire ! Tu crois qu’aimer est une faiblesse. Mais j’ai découvert que c’était bien plus que ça. Aimer Skye n’a jamais rien fait d‘autre que de me donner une raison de me battre.

-Cette raison de te battre a été mise à terre en deux balles ! lança Garrett avec une provocation telle qu’il savait que Grant allait perdre son sang froid.

Le jeune homme n’y tenait plus. Il poussa un hurlement et se rua sur l’homme qu’il détestait tant à présent. Il le prit à la gorge, et frappa son visage encore et encore, à s’en briser les poings.

L’Agent Hand sortit du Co-pilot et, entrant dans le compartiment, surpris la scène. Elle se demanda un instant si elle devait l’arrêter, et décida de le laisser quelques secondes avant de lancer :

-Agent Ward !

Ward ne s’arrêta pas pour autant. Elle s’avança et le tira en arrière. Ward avait une telle rage qu’il se fit peur à lui-même.

Garrett, quant à lui, riait, et crachait du sang, son visage en étant couvert.

-C’est cette image que tu veux montrer à ta copine ? Elle ne va pas apprécier, si elle peut encore te voir… Qui sait, peut être que Quinn n’était pas le seul à avoir reçu cet ordre.

Ward ne pouvait plus entendre ces horreurs. Il voulut se ruer à nouveau sur lui, il voulut achever cet homme qui avait ruiné sa vie, qui avait manqué tuer celle qui avait ramené un peu de joie et de lumière dans son cœur, qu’il avait failli perdre par sa faute. Il entendit à peine l’Agent Hand hurler un ordre à ses hommes, et, au moment où il s’élançait, quatre mains le retinrent en arrière et le sortirent de la cabine. Il s’entendit simplement hurler quelque chose du style « Sale monstre ! Lâchez-moi, vous ! Laissez-moi ! Garrett ! Tu n’es qu’un monstre ! »

Puis il tomba dans le néant.

***

Quand il se réveilla, Ward était étendu sur le banc froid de la salle d’infirmerie de l’avion. Il comprit qu’il avait été mis sous sédatif. Il prit un moment pour accoutumer ses yeux à la lumière tamisée, et vit Victoria Hand assise face à lui.

-Agent Ward, j’ai eu peur que mes hommes ne vous aient assommé à trop haute dose…

Le jeune homme se redressa tant bien que mal et remarqua qu’ils étaient seuls.

-Qu’est ce qu’il s’est passé ? demanda Grant, à moitié sonné.

-Vous avez tabassé Garrett…. Je crois bien que vous lui avez brisé la mâchoire et le nez… Il ne l’a pas volé. Nous sortons du Fridge. Nous retournons à la base.

Ward resta silencieux. Il se souvenait, maintenant qu’elle le lui rappelait. Et sa haine lui revint. Cela devait se lire dans son regard, car il sentit les yeux de Victoria Hand fixés sur son visage.

-Il a ruiné votre vie, n’est ce pas ?

Ward pensa qu’il valait mieux être franc avec tous à partir de ce jour.

-Il a profité de ma faiblesse, pour m’enrôler chez HYDRA, déclara-t-il d’une voix rauque, les yeux baissés.

Il savait que l’Agent Hand s’était figée sur place, et se demandait à cet instant si elle allait devoir  liquider un traître, une menace potentielle.

-A la base, j’étais en couverture chez Coulson. Mais j’ai… j’ai compris ce que Garrett avait voulu faire de moi, grâce à lui, et à l’équipe.

-Il vous a manipulé… ?

-Il m’a sorti d’une situation difficile… Et il m’a manipulé, oui, c’est le mot… je croyais lui être redevable à vie… je croyais…

-Vous pensiez que cela valait mieux que d’être faible.

Ward leva les yeux vers elle. Evidemment, c’était la directrice, elle avait lu les fiches de chaque agent. Elle savait.

-Je pensais que j’avais été faible toute ma vie, à cause de mon frère… Mais Coulson m’a prouvé le contraire… Sans lui… Sans Skye, je n’aurais pas…

Skye. Il devrait révéler tout cela à Skye. Leur verre… Leur discussion. Il repensa aux derniers mots qu’il avait entendu de la bouche de Garrett : « Peut être que Quinn n’était pas le seul à avoir reçu cet ordre. »

Il sentit soudain un besoin d’être à ses côtés, de s’assurer qu’elle allait bien.

Victoria Hand n’était pas dupe. Elle comprit, au ton de sa voix, que ce jeune homme, torturé par un démon, avait été sauvé par un amour qu’il n’avait jamais soupçonné exister jusqu’alors. Elle voulut le rassurer pour ne pas le brusquer.

-Agent Ward, elle va bien. Vous allez vite la retrouver. Nous serons à la base dans moins d’une heure.

Le soulagement se peignit sur le visage de Grant. Il ne pouvait pas retenir ses émotions, pas à ce moment où tout s’était effondré…

-Vous devriez vous reposer, Agent Ward, déclara la directrice avec un sourire compatissant. Vous avez eu une grosse journée, une éprouvante journée je dirais.

Ward fut surpris qu’elle n’ait pas réagit à ses révélations.

-Vous n’allez pas me faire payer ma trahison ? demanda-t-il.

-D’après ce que vous venez de me dire, vous ne nous avez pas trahi, vous nous avez rejoint en connaissance de cause. Et je suppose aussi que l’Agent Coulson était au courant depuis un certain temps. Je me trompe ?

Grant acquiesça :

-Je lui ai tout révélé le jour où nous avons sauvé Skye. Garrett était dans le même avion, je ne pouvais pas laisser passer ça…

-Et nous l’avons arrêté à présent, répliqua Victoria Hand. L’ « extra-lucide » est à présent en train de pourrir dans une cellule, isolé de tous. Vous n’avez plus rien à craindre, pour vous ou pour votre amie. Vous êtes officiellement membre du SHIELD, Agent Ward. Vous voulez devenir un héros ? N’écoutez plus des hommes comme Garrett, suivez votre cœur. Et reposez vous.

Et elle sortit.

 Elle a raison, pensa Ward. Je dois suivre mon cœur. Je me battrais pour devenir celui que j’ai toujours voulu être. Je vais prendre ma revanche sur Christian ; je vais me prouver à moi-même et aux autres que je peux être ce héros

***

Quand la porte de la base secrète du SHIELD s’ouvrit, la première chose qu’il vit fut son visage. Elle était rayonnante, magnifique, malgré tout les évènements qu’ils avaient dû traverser.

Il avait toujours appris à garder ses émotions enfouies au fond de son cœur, mais son soulagement était tel qu’il ne put s’en empêcher. Il se rua vers elle et la serra dans ses bras, aussi fort que possible. Skye sembla surprise de cette marque d’affection, mais ne broncha pas.

-Wow ! Ward, tu… Ca va ? demanda-t-elle, les mains contre son torse. Et comme il la serrait très fort, elle rit mais sembla inquiète. Euh… Grant, calme-toi, attends… Si tu continue à me serrer, tu ne vas pas avoir l’occasion de me dire quoique ce soit…

A ces mots, Ward se figea. Les paroles de Garrett retentissaient dans sa tête : « C’est cette image que tu veux montrer à ta copine ? Elle ne va pas apprécier, si elle peut encore te voir. »

Il la lâcha brusquement et recula, soudain apeuré par sa propre force. Et si ce que Garrett avait fait de lui le poussait à commettre l’irréparable ? Et s’il faisait du mal à Skye ?

-Grant, qu’est ce qu’il t’arrive ?

L’inquiétude dominait dans la voix de Skye. Il semblait aussi distant que quand il avait tenu le bâton asgardien. Que s’était-il passé dans ce vol ? Skye ne comprenait le tout de rien. Il l’avait serrée à lui briser les côtes, et maintenant il ne voulait pas qu’elle l’approche.

-C’est juste que… j’ai peur de te faire du mal, Skye…

-Grant… dit-elle d’une voix douce, s’approchant avec prudence pour ne pas le brusquer. S’il y a bien un endroit où je suis en sécurité, c’est bien avec toi. Pourquoi tu penses à ça ?

Elle marqua une pause, s’approchant de lui. Elle remarqua une légère entaille sur son front, et comprit qu’il avait reçu un coup. Elle effleura la blessure de ses doigts, et le regarda dans les yeux. Il avait l’air à bout de nerf, et semblait craindre qu’elle ne soit attaquée à tout instant. La profondeur de son regard en disait long sur sa peur. Il avait peur de la perdre et semblait avoir été torturé psychologiquement. 

-Ward… C’est Garrett, n’est ce pas ? demanda-t-elle.

-Garrett est en prison, intervint Victoria Hand tandis qu’elle entrait et serrait la main de Coulson. Vous devriez peut-être panser cette plaie, agent Ward, fit-elle remarquer, désignant du doigt son front.

S’ensuivit une conversation entre les deux patrons, et Coulson hocha la tête.

-Agent Skye, vous devriez vous occupez de lui, je pense que vous avez besoin d’être tous les deux. Grant, bienvenu parmi nous.

Ils s’éloignèrent, après que la directrice du SHIELD ait adressé un dernier salut respectueux à Ward. Skye se retourna vers lui.

-Viens, dit-elle en glissant sa main dans celle de Ward, le tirant avec douceur. Tu as des choses à me raconter, visiblement.

***

Ils s’assirent dans un des canapés de la salle de repos du centre secret. La base avait beau être faite pour les urgences du SHIELD, elle était bien équipée. 

Skye avait récupéré des compresses et du produit désinfectant pour nettoyer l’entaille sur le front de Ward. Elle s’assit près de lui et approcha délicatement le tissu. Bien que la blessure fût superficielle, l’alcool blanc arracha à Grant une légère grimace, ce qui fit sourire Skye.

-Monsieur le robot d’acier peut se battre contre une douzaine de types à lui tout seul, mais tu ne supportes pas la piqure de l’antiseptique ? ironisa-t-elle.

Sous l’atmosphère tendue qui régnait, Skye voulut le mettre à l’aise en riant.

-Qu’est ce que ce serait si tu avais tes règles ! 

Ward faisait de son mieux pour mettre de la distance entre eux ; il craignait le moment où il allait devoir tout lui avouer ; pourtant, il ne put s’empêcher de rire. Bien qu’il ait peur de sa propre personnalité, craignant de blesser Skye d’une manière ou d’une autre, il ne voulait pas que ce moment s’arrête. Pendant qu’elle soignait la blessure, il ne pouvait s’empêcher de la regarder avec intensité.

Skye sourit, satisfaite d’avoir enfin réussi à le faire sourire.

-Le voilà !

-Quoi donc ? demanda-t-il, craignant qu’une menace ne soit entrée dans la pièce.

-Ton sourire, répondit Skye simplement. Ce sourire qu’il n’arborait que très rarement, mais qui la rendait folle. Détends-toi, Terminator. On est en sécurité ici. Tant que tu es avec moi, tout va bien…

Ward voulut lui sourire, mais il était trop préoccupé par ce qu’elle venait de dire. Comme son sourire s’effaçait, Skye, s’enfonça dans le canapé.

-Grant, dit-elle, caressant son bras. Qu’est ce qui ne va pas ? Tu as l’air… bizarre depuis que vous êtes rentrés…

Le moment tant redouté arriva. Grant poussa un soupir à fendre l’âme. Il savait qu’au moment où il commencerait à tout lui raconter, Skye verrait enfin son véritable visage. Il ne voulait pas qu’elle le voit comme un monstre. Mais il savait qu’il devait le lui dire ; Autrement, qui serait-il, sinon un menteur, pour essayer de la conquérir ?

-Tu ne peux pas me faire confiance… commença-t-il, la regardant dans les yeux. Je ne suis pas quelqu’un de bien, Skye.

Il baissa son regard vers le sol, honteux.

Elle lui lança un regard incrédule. Elle se rapprocha de lui et prit son menton avec douceur. Elle le releva pour le regarder dans les yeux

-Tu plaisantes ? Tu es l’homme le plus courageux et celui qui pense le plus aux autres que j’ai jamais rencontré…

-Tu ne me connais pas, s’emporta-t-il.

Il se leva brusquement du canapé. Il voulait s’éloigner d’elle, l’éloigner du danger qu’il représentait pour elle.

-J’ai fait des choses horribles… Tu ne sais rien de moi…Je…

Il s’arrêta et respira un grand coup. La phrase qu’il s’apprêtait à prononcer allait tout changer entre eux.

-J’étais au service de Garrett, Skye. Je faisais partie d’HYDRA.

Elle le regarda, bouche bée. Elle ne voulait pas y croire, mais le regard plein de honte et de chagrin face à sa réaction montrait qu’il ne plaisantait pas.

-Tu faisais…

-J’étais sous couverture dans l’équipe, poursuivit-il, comme pour enfoncer le poignard un peu plus profond dans sa propre chair. Chaque mot le faisait souffrir, car il voyait Skye perde confiance en lui à chaque seconde. J’étais censé gagner votre confiance pour…

- Non… ! Tu mens !

Skye se leva avec précaution et recula. Elle ne voulait pas entendre ce qu’il avait à dire. Les larmes lui montèrent aux yeux.

-C’est impossible… Tu…

Elle ne put étouffer un sanglot. Elle vit la porte ouverte derrière elle du coin de l’oeil. Elle recula et se mit à courir dans le couloir. Elle entendit la voix de Ward lui crier : « Skye ! Non ! Je t’en prie, reviens ! ». Il semblait brisé.

Mais elle ne voulait plus entendre quoi que ce soit sortir de sa bouche. Accablée par le chagrin, elle courut et ouvrit la porte de la salle d’eau, qu’elle ferma d’un coup et à laquelle elle s’adossa. Ward… chez HYDRA…

Elle pleura, se sentant trahie et épuisée. Pourquoi fallait-il qu’elle nourrisse des espoirs qui toujours étaient brisés ?

De son côté, Grant était dévasté. Il savait qu’elle allait réagir comme ça. Il ne voulait pas qu’elle reste sur cette image de lui, celle d’un traitre, d’un monstre qui jouait avec les sentiments des gens pour mieux les détruire. Il ne voulait pas être comme son frère. Il voulait s’expliquer avec Skye, tout lui expliquer ; il avait pensé qu’il était capable de la protéger de lui en faisant en sorte qu’elle le haïsse, mais il s’avéra qu’il ne voulait pas de cela. Pour la première fois depuis des années, Grant sentit des larmes lui monter aux yeux tandis qu’il appelait la jeune femme, la voix étouffée par sa gorge nouée.

Elle l’entendit se rapprocher de sa cachette, et se mit à pleurer. Elle ne voulait plus le voir, mais elle ne pouvait retenir ses sanglots. La voix brisée de Grant la rendait d’autant plus triste.

Il entendit ses sanglots, et devina qu’elle s’était enfermée dans la salle de bain. Anéanti, il s’adossa contre la porte et glissa à terre. Il sentit qu’elle avait fait de même de l’autre côté, à en croire la pression exercée contre son dos.

-Skye…

Les pleurs de la jeune femme qu’il aimait n’eurent pour effet que le rendre encore plus faible que ce qu’il était déjà. La tête lui tournait, et il était tellement chamboulé qu’il ne sentait plus la force de combattre cette tristesse. Garrett avait ruiné sa vie au plus haut point. Il ne l’avait pas seulement empêché d’aimer, il avait fait en sorte que tout le monde le déteste en apprenant la vérité.

-Je suis désolé, Skye… souffla-t-il d’une voix rauque et désespérée. Je pensais qu’en te disant ça, tu serais en sécurité, loin de moi… Mais je ne peux pas…Je ne veux pas…

Skye, qui avait enfoui sa tête entre ses bras, recroquevillée sur elle-même, releva la tête avec lenteur. Jamais elle n’avait senti Grant si vulnérable.

-La vérité, Skye, c’est que Garrett m’a sorti d’une maison de correction, et que j’ai toujours pensé lui être redevable. Il m’a juré que je pourrai changer le monde et montrer ce que je valais à mon frère, comme une vengeance, si je rejoignais HYDRA. Il m’a promis de me rendre fort, et il m’a laissé seul dans une forêt. Il m’a appris à n’avoir aucune faiblesse, soit à ne jamais aimer.

Il s’arrêta, et Skye prit conscience qu’il voulait lui faire comprendre les raisons qui l’avaient poussé à infiltrer HYDRA. Il ne jouait pas avec ses sentiments, il lui dévoilait ce qu’il ressentait.

-La vérité, c’est que, le jour où je t’ai vu, j’étais sûr que tu allais foutre en l’air ma couverture, continua-t-il avec un rire tendu. La vérité, c’est que je n’ai pas compris ce qu’il m’arrivait sur le coup, mais dès que je te voyais, je voulais tout faire pour que tu ailles bien… J’ai essayé de ne pas m’attacher, à aucun de vous, mais… Mais je n’ai pas pu…

Il prit une grande inspiration.

-Et puis je t’ai vu, allongée à terre, sans vie, couverte de ton sang après qu’on t’ait tiré dessus. Tu te battais pour rester en vie, tu luttais, et j’ai compris. Je savais que Garrett avait donné l’ordre, et je savais que je ne pourrais pas continuer à être ce monstre… tout simplement parce que, par ma faute, j’avais risqué de perdre la seule personne qui m’avait procuré tant de bonheur et d’amour depuis des décennies…

Skye était à bout de souffle. Elle avait du mal à respirer tant ce que Grant disait la heurtait. Elle ne voulait plus lui faire confiance, mais elle ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi il continuait de parler, et pourquoi elle continuait de l’aimer.

-J’ai enfin compris, en te voyant, que Garrett n’était qu’un salaud et un manipulateur… que j’étais devenu non pas un justicier pour lui, mais une monstre, une machine à tuer sans état d‘âme aucun…

Des larmes coulaient sur les joues de Ward, tout comme sur les joues de Skye.

-J’ai tout déballé à Coulson… Il voulait que Garrett pense qu’il avait toujours la main, alors il m’a demandé de continuer jusqu’à ce qu’on l’arrête. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui faire payer… Mais maintenant, Skye, je suis mort de trouille. J’ai peur de te perdre, parce que j’ai peur que le monstre que Garrett a voulu faire de moi ne s’en prenne à toi…

Il essuya la larme qui lui coulait sur la joue, et renifla, les yeux dans le vague. Il se leva, soulagé d’avoir vidé son sac, effrayé de la réaction qu’aurait Skye.

-Si tu m’en veux, sache que je te comprends tout à fait… je m’en veux à moi-même… Je pense qu’il vaut mieux pour nous deux que je m’en aille… Je ne veux pas te voir souffrir par ma faute, Skye. Mais sache que je t’aimerais toujours… toujours…

Skye entendit ses pas s’éloigner, hésitants.

Tant de souffrance dans une seule vie. Elle ne pouvait pas croire que Ward était si torturé, et pourtant elle savait qu’il n’avait pas menti. Comme elle entendait ses pas s’éloigner de plus en plus, une parole résonna dans sa tête : « Je pense qu’il vaut mieux pour nous deux que je m’en aille… »

Il voulait partir ! Elle crut suffoquer, envahie par la détresse. Elle ne pouvait pas le laisser partir. Elle connaissait toute la vérité ; il aurait pu lui cacher cette partie de son histoire, elle l’aurait découverte et le lui aurait reproché. Il avait eu le courage de le lui dire. Et elle voulait le rejeter ? Après toute la souffrance qu’il avait subi ?

Non ! Elle se leva, ouvrit la porte et se mit à lui courir après en l’appelant, désespérément.

-Ward !

Elle courait, pleurait et le vit finalement au bout du couloir : « Ward ! »

Il ne semblait pas l’entendre, mais elle ne voulait pas le laisser partir. Elle vit la porte s’ouvrir sur le paysage enneigé de la forêt. Si elle ne se dépêchait pas, elle le perdrait peut-être pour toujours. Elle hurla alors à s’en briser la voix : « Grant ! Grant ! »

Il se figea, et se retourna au moment où elle lui sautait dessus, l’enlaçant avec tant de force qu’il recula de plusieurs pas. Elle s’accrochait à lui comme s’il avait disparu pendant des années. Il sentit son corps parcouru de spasmes, et comprit qu’elle pleurait. Elle se mit alors à l’embrasser partout, sur le front, sur la joue, la bouche, le cou, elle ne le lâchait pas, comme si elle avait peur qu’il ne disparaisse d’un coup.

-Skye…

-Reste ! Je t’en prie, reste, sanglota-t-elle entre deux baisers.

-Je ne veux pas que tu souffres par ma faute, mon ange… murmura-t-il, tremblant.

-Je m’en fous ! Grant, tu as vraiment fait tout ça pour me protéger ? Tu as défié Garrett…Je suis désolée… c’est moi qui t’ai blessée en m’enfuyant… tu voulais simplement tout me dire, et moi je…

-Tu m’as sauvé, Skye. Tu m’as montré que l’amour valait plus que tout ce que Garrett m’avait insufflé. Tu m’as montré ma vraie valeur, je ne me suis jamais senti aussi vivant qu’avec cette équipe… qu’avec toi… je te protégerais toute ma vie, même si tu ne veux pas de moi…

Elle l’arrêta en l’embrassant avec tant de fougue qu’il en oublia toutes ses préoccupations. Quand elle le relâcha, un sourire rayonnant illumina son visage humide. A ce moment précis, c’était la femme la plus belle à ses yeux.

-Grant Douglas Ward, comment oses-tu me dire que tu as peur de me blesser alors que tu es la personne la plus douce au monde avec les femmes ?

Il sourit et l’enlaça, la soulevant de terre pour l’embrasser. Ils n’avaient plus de souffle à la fin de leur baiser, et Skye blottit son menton dans le creux formé entre son épaule et son cou. Elle lui murmura un « Je t’aime » aussi doux que touchant à l’oreille.

A ce moment, Grant était l’homme le plus heureux au monde.

Quand ils se détachèrent l’un de l’autre, Skye le regarda avec sévérité dans les yeux.

-Promets-moi une chose.

-Tout ce que tu voudras…

-Ne te laisse plus jamais manipuler par Garrett… Et ne me fais plus jamais une frayeur pareille !

Grant lui offrit alors un sourire tel qu’il ne lui avait jamais fait, un sourire plein de joie et d’amour, un sourire sincère, pur et du genre qui fait craquer toute fille amoureuse.

-Tu as ma parole.

***

Voilà, j’espère que ça vous aura plu. Je ne sais pas encore si j’écrirais une suite, qui sais… En tout cas, gardez espoir et ne vous laissez pas abattre <3

 

25 juillet, 2016 à 12 h 53 min | Commentaires (0) | Permalien


A proper Goodbye

Hi guys!!! Enfin de retour après 6 longs mois d’absence… Je tiens à m’excuser encore, et à vous souhaiter à tous de bonnes vacances, et notamment aux bacheliers (bravo  vous!) et aussi aux premières qui (comme moi) ont passé leur BAC de French cette année. Mais le pire reste à venir, alors on va bien recharger les batteries et  être au Top de notre forme pour l’année longue et difficile qui s’annonce.

 

***

 

Aujourd’hui, retour aux bases du blog, la traduction. Je pense que cela va plaire à certains et certaines d’entre vous… car aujourd’hui, c’est une fanfic de Game Of Throne qui nous attend.

Je ne suis pas la seule à trouver le couple Théon/Sansa parfait et intéressant… (je ne sais pas si certains ou certaines d’entre vous partagent ces convictions, mais je sais que je ne suis pas la seule). D’ailleurs, une fan à écrit cette fanfiction, que j’ai traduite pour vous.

Mais avant tout, petite explication de pourquoi j’aime ce couple: tout simplement parce que j’aime séparément les deux personnages. On ne va pas se mentir, Théon était un petit con au début , et Sansa était naïve et insupportable! Je dis bien au début, hein!

Théon est même un de mes personnages favoris de la série depuis qu’il est prisonnier de Bolton; je trouve qu’il est psychologiquement l’un des plus intéressants, et le jeu d’Alfie Allen est quand même remarquable! Certains fans de la série ne supporte pas ce personnage, peut-être même certains d’entre vous, mais laissez lui une chance.

Après tout, demandez vous comment vous réagiriez en voyant toute votre famille tuée par une autre famille, qui s’avèrera plus tard devenir votre gêolier? Même si les Stark se rapprochent plus d’une famille, et sachant qu’il a été donné en patûre sans aucune état d’âme de son père, il aurait dû vouer à celui-ci un minimum de rancœur. Mais au final, Théon Greyjoy est un des personnages les plus fidèles à sa famille, même si cette famille ne l’aime pas. Poussé par de mauvaises personnes, on fait de mauvais choix.

Et je finirais par dire que lui-même avoue que son véritable père « est mort à Port-Réal ». Il reconnaît ses erreurs! Beaucoup n’assumeraient jamais de tels actes…

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(Cet article va finir en psychologie de personnages, désolée)

Quant à Sansa, je la trouvais tellement naïve face au véritable visage de Joffrey qu’elle m’exaspérait… jusqu’à ce qu’elle se rende compte que c’est un monstre. A partir de là, personne ne peut nier que la personne qui a le plus souffert de toute la série, c’est bien elle. Souffre douleur d’un jeune con vicieux pendant je ne sais combien de temps, puis mariée à un bourreau encore plus vicieux, sadique, tout ce que vous voulez!

Ils ont tous les deux tant souffert de la main de Ramsay qu’ils sont réciproquement les seuls à pouvoir pleinement comprendre et rassurer l’autre. C’est pour ça qu’ils vont si bien ensemble. Deux êtres torturés peuvent comprendre la douleur de l’autre et y remédier.

Bref, maintenant que ça c’est dit, passons aux choses sérieuses. Vu l’analyse précédente, je ne vais que vous faire un petit résumé de l’intrigue et vous laissez à la lecture de la traduction. JE rappelle que ce texte ne m’est absolument pas dû. Je vous mettrais d’ailleurs le lien de la bloggeuse qui a écrit le texte original.

***

L’action se déroule dans l’épisode 6×02 (alors ceux qui n’ont pas vu la saison 6 s’abstenir).

Après qu’ils aient été retrouvés par Brienne et Pod, Théon, qui veut retourner aux Iles de Fer, veut partir sans faire de peine à Sansa. Cette fanfiction met en scène une sorte de moment manquant à la scène de la série, montrant un « Proper Goodbye », soit un adieu digne de ce nom…

 

***

“Chez moi.”

Ce mot résonna dans la tête de la jeune femme. C’était presque ironique, en sachant qu’ils venaient tout juste de s’échapper du château qu’elle considérait comme sa maison…

Elle savait que Théon avait jadis appelé Winterfell « sa maison » lui-aussi, mais plus maintenant. Sansa se demandait à quoi ressemblait son véritable chez-lui. Elle-même n’en pouvait plus que de retrouver ce sentiment de sécurité derrière quatre murs, que d’avoir des gens auxquels elle tenait, riant avec elle autour d’un repas, ou la serrant fort avant de s’endormir.

Elle était honnêtement persuadée que Théon ne trouverait rien de cela aux Iles de Fer, mais peut-être y trouverait-il paix et tolérance.

Elle l’observa se faire un chemin vers les chevaux, ses épaules s’effondrant tandis qu’il avançait avec un pas lourd et courbé. Etait-ce parce qu’il était réticent à la quitter, ou plutôt dû au fait qu’il avait toujours des problèmes pour marcher suite à sa longue captivité ? Ou bien était-il forcé de marcher lentement parce que ses membres et extrémités étaient paralysés par ce froid cinglant, comme tout le monde ici ?

« Est-ce qu’il va atteindre les Iles vivant ? »

Sansa savait qu’il y avait de la résolution derrière ses yeux, ces yeux bleus pâles qui généralement évitaient les siens. .Elle l’avait vu quand il avait poussé Myranda par-dessus le rempart alors qu’ils étaient encore à Winterfell. Quelque chose s’était emparé de Théon et l’avait poussé à reprendre les rênes pour de bon.

Quelque part dans son cœur, espérait qu’il reste avec eux et qu’il les accompagne jusqu’au Mur. Bien qu’elle était consciente d’avoir la chance d’avoir Brienne à ses côtés, Sansa savait que personne au monde ne voulait plus la voir saine, sauve et de nouveau entière que Théon…

Elle se dirigea vers Brienne et Podrick pour leur annoncer qu’elle avait donné à Theon la permission de leur prendre un cheval. Bien qu’ils ne soient qu’à quelques pas, elle était essoufflée lorsqu’elle arriva auprès d’eux, presque bouleversée par la tristesse comme l’air froid rencontrait un sanglot refoulé  dans sa poitrine.

Après que Sansa ait annoncé les nouvelles, Brienne acquiesça, approuvant avec un semi-sourire compatissant. Elle savait déjà. Podrick se leva comme pour offrir son aide en préparant le cheval pour Théon, mais Brienne secoua la tête vers lui. Il retourna s’assoir à sa place auprès du feu, s’en tenant à continuer de s’occuper des flammes. Brienne inclina la tête en direction des chevaux, indiquant à Sansa qu’elle devrait aller le voir et lui dire au revoir.

Sansa comprit immédiatement, et commença à se frayer un chemin à travers la neige jusqu’à la petite clairière qui abritait les chevaux. Certains hennirent à son arrivée, mais Théon savait déjà que quelqu’un approchait, grâce au bruit de la neige craquant sous les pas de Sansa.

La jeune femme remarqua qu’il retirait toute provision de la selle de cheval qu’il avait prévu d’emmener avec lui,  remplissant les sacoches des autres selles.

-Théon ? Non, tu dois prendre de quoi te nourrir. Tu vas devoir parcourir des lieues et des lieues avant de trouver quelque chose à manger…

Il se retourna vers elle et lui sourit rapidement, notant dans le ton de sa voix de l’inquiétude et de la préoccupation. A vrai dire, Théon aurait préféré partir sans aucune sorte d’embêtement. Plus longtemps il restait, le plus lourd son cœur était. Il avait pensé s’éclipser pendant la nuit pendant que les autres dormaient, de façon à ne pas causer encore plus de chagrin à Sansa, mas il savait qu’il lui devait la courtoisie d’un adieu.

-Sansa, tu es trop douce…. Mais tu as probablement pu constater que j’ai passé des jours, parfois même des semaines sans aucune nourriture. J’irai bien. Je suis seul, vous êtes trois. Ne t’inquiète pas pour moi.

-Je ne peux pas m’en empêcher. Tu ferais de même pour moi.

-Mais je te dois tout. Je dois tout à ta famille… Je vous ai trahit…

Ses yeux étaient perdus dans le vide, et il n’osait pas la regarder en face.

-Théon… Ce qui est fait est fait.

Sansa posa une main sur son épaule et remarqua comme une vague de soulagement passer sur son visage. Il se tourna enfin vers elle et serra sa main dans la sienne.

-Merci, Sansa. Mais tu ferais mieux de retourner auprès du feu. Réchauffe-toi, et éteins-le. Couvre-le, ne laisse aucune trace. Au moins avec mon départ, les hommes de Ramsay seront peut-être divertis et me pourchasseront moi au lieu de vous chasser vous…

-Soit prudent, je t’en prie. Tu te souviens comment monter à cheval correctement ?

Sansa le fixa d’une manière telle qu’elle savait que Robb l’aurait regardé comme cela. Tous ses « frères » étaient si compétitifs entre eux dans leur enfance à Winterfell.

Et les souvenirs lui revinrent d’un coup. Elle se souvenait avoir regardé Robb, Théon et Jon s’entrainer avec leurs épées et leurs arcs et flèches dans la Cour intérieure. Si elle était blasée de ses leçons, elle faisait une pause et les espionnait depuis l’un des remparts. Elle ne pouvait pas s’empêcher de penser que Théon accomplissait de meilleures performances une fois qu’il la voyait le regarder, bien qu’il fût très habile.

-Ca va aller pour moi. Et peut-être que nos chemins se recroiseront. Peut-être dans des circonstances plus joyeuses.

Il s’inclina et embrassa le dos de la main de Sansa. Il leva le regard vers elle, ses lèvres tremblant légèrement à cause du froid. Elle lui adressa un sourire chaleureux tandis qu’il se redressait et se tournait pour mettre un pied dans les étriers de la selle et monter sur son cheval.

Sansa jeta un regard rapide cou d’oeil par-dessus son épaule pour s’assurer que Brienne et Podrick étaient hors de vue.

-Attends, Théon.

Et avant même qu’il ne réalise ce qu’il se passait, Sansa l’avait tiré vers elle et l’embrassait amoureusement. Théon dû se stabiliser pour ne pas tomber du cheval, et amena sa main sur son visage, lui retournant son baiser.

Elle n’était plus la fille dont il se souvenait, la fille de leur enfance à Winterfell. A l’époque, elle était bien trop fière et convenable pour ne serait-ce que salir ses jupons ou pour se lancer dans une course  à cheval avec ses chahuteurs de  frères. Mais à présent, aux yeux de Théon, Sansa était une femme courageuse et forte, endurcie par la tragédie et par une main injuste que la vie lui avait attribuée. Mais elle avait tout de même gardé son cœur, chaud et serait toujours attentionnée. Il savait qu’elle était capable de bien plus que ce qu’elle voulait bien admettre.

Théon décala ses lèvres vers la joue de Sansa et lui murmura à l’oreille :

 -Au revoir, Sansa Stark. Le Nord t’appartient.

***

Je finirais par dire qu’ils sont vraiment trop chou!!!

TheonSansa

12 juillet, 2016 à 18 h 01 min | Commentaires (0) | Permalien


4 jours d’absence…

Alléluia! J’arrive finalement à taper un article… d’excuses qui va sans doute se poursuivre par 1 mois et demi d’absence… :’(

 

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Salut salut…  4 mois d’absence sur les blogs…. je tiens à m’excuser… vraiment…

A vrai dire, les articles sont près dans mon ordi, mais le BAC et les cours combinés…. une VRAIE galère!!! Donc je préfère me fixer sur ça, et reprendre plus tard mon activité sur le blog, plutôt que de poster maintenant, si ce n’est ce message d’excuse et d’explication que j’ai publié sur ma page Facebook, mais je sais que tous le monde n’a pas FB, alors je préférais le partager directement ici tant que j’avais le temps…

Bref, je ne sais plus comment m’excuser de cette absence si fréquente, et j’ai parfois l’impression qu’il serait mieux d’arrêter, mais en même temps je continue de faire des critiques de films et des traductions, alors autant vous en faire profiter vous aussi…

Je vous promais de poster des artciles aussi régulièrement que possible suite à mon BAC de French….

Je pense que je ferais aussi un article de conseils pour le BAC de français et de Science (pour les futurs L) après l’avoir passé, sur Mill conseils ….

En attendant, gros bisous à vous tous

11 mai, 2016 à 11 h 37 min | Commentaires (0) | Permalien


To London, So Birtish

1 Welcome

Je sais que cela est sans aucun doute insuffisant pour faire comme si on avait été dans le pays en question, mais je pense que voyager est vraiment important pour notre ouverture d’esprit. Et la vie étant injuste, certains partent beaucoup et très loin, tandis que d’autres ne bougent pas du tout.

Ce que j’adore dans les voyages, c’est aller au contact des autres et découvrir les nombreuses facettes de notre monde. Certains pays vous font totalement oublier les atrocités de notre vie, d’autres les rappellent, d’autres encore vous font oublier que vous êtes dans tel endroit et non dans un autre.

3

 

Et c’est le côté génial de voyager. On découvre plein de choses par nous-mêmes, sans les voir à travers un écran. Cependant, c’est parfois la seule solution de connaitre un minimum le monde, pour beaucoup d’entre nous.

J’ai eu la chance de naitre dans une famille moyenne sans voiture (ne riez pas, ça sert pour voyager). Nous avons l’occasion de voyager assez régulièrement, grâce à certaines actions passées, et aussi grâce à certains bons plans (genre les CE de vos parents. Jetez-y un coup d’œil, cela peut être très intéressant.)

Mon cadeau de Noel fut un voyage d’une semaine à Londres (grâce au CE de ma mère, justement). Et honnêtement, je n’ai jamais vu une ville semblable (et pour cause, j’ai déjà visité pas mal de ville de France et aussi à l’étranger).

La chose qui m’a sauté aux yeux à Londres, c’est le fait que j’avais constamment l’impression de changer de ville. A chaque trajet de métro, j’avais l’impression de ne plus être dans la même ville. Cette impression étant la mienne, je ne peux pas vous l’insuffler, c’est une question de sentiments, et de perception des choses.

Mais on a vraiment l’impression de changer de ville dès qu’on change de coin. Par exemple, nous sommes allés à Angel, un des quartiers où les films Harry Potter ont été filmés (comment aller à Londres sans faire quelques arrêts dans les lieux de tournage de votre film favori ? Bien sûr il y a les studios, mais pour y aller, c’est autre chose).1451396035128

Nous avions pris le métro à Westminster, du côté de Big Ben (qui, pas de confusion, est le nom de l’horloge conservée dans le Tour Elizabeth), et sommes descendus à la station Angel. Et j’ai vraiment eu l’impression de ne plus être à Londres… Vous voyez ces quartiers d’Angleterre montrés dans les films ? J’étais là-bas, mais pas à Londres ! Et c’était vraiment dingue !!!

 

On a également l’impression de voyager à travers les époques. D’ailleurs, ce fait est surement l’explication de mon impression précédente…

 

On passe du centre ville moderne au quartier semblable à la Londres du XIXème siècle. La Tour de Londres ajoute une note Moyenâgeuse au décor, en contraste total avec le Downtown, quartier d’affaires. Et évidemment, le Buckingam palace nous rappelle l’époque des Monarchies, mais pas seulement. L’abbaye de Westminster réfère à la place de la religion dans l’histoire British. De nombreuses statues et bâtiments, monuments commémore les rois et reines, soldats (ceux qui ont battus les Français ;) ).

 30 Royal Academy of music

Ce voyage dans le temps est dû à la structure de la ville. En effet, l’Angleterre, et notamment Londres, a été l’un des pays les plus touchés par les bombardements Allemands au cours de la 2nde Guerre Mondiale, bien qu’elle  ait aussi été un des rares ays à ne pas avoir été pris par le nazisme.

 

De ce fait, Londres avait été quasiment détruite, et de nombreux quartiers ont dû être totalement reconstruits, de façon la plus moderne possible. D’où les différences de styles selon les coins de Londres.1451301589569

Mais pour nous, touristes, qui visitons la ville avec une œil émerveillé et innocent, ces contrastes nous sautent aux yeux, même en connaissance de cause.

Et My God !!!!!!! Pubs, mode sans mode, chiens, TEA TIME de dingue !!!! So British !!!! Et quel accent !!!! J’adore !!!

Honnêtement, je suis tombée amoureuse de Londres dès le premier coup d’œil. Et encore, nous n’avons pas visité la ville dans ses moindres recoins. Par exemple, vous savez peut-être qu’il y existe une ville souterraine ! Et un musé dédié à Sherlock Holmes.

Il y a tant de boutiques, boulangeries pâtisseries, boutiques de thé, musées, parcs…. Le jour où un habitant s’ennuie à Londres, je prends sa place avec plaisir !!!! <3

 

Bref, cette ville est vraiment oufissime !!!

31 janvier, 2016 à 18 h 32 min | Commentaires (0) | Permalien


Contes et légendes & apologies

Hello les friends.

Je tiens à m’excuser pour le retard de cette semaine. Et je m’excuse d’autant plus, parce que je n’ai guère eu le temps pour faire mon devoir de blogeuse.

Aujourd’hui est une journée particulière. J’avoue, ces deux dernières semaines ont été assez chargées, et je n’ai pas vraiment eu le temps de traduire la suite de la fanfic. Mais je vous promets de l’achever le plus vite possible. Par ailleurs, je me suis dit qu’un petit break ne serait pas de refus. Et je suis aussi dit qu’une petite touche d’originalité et surtout française ne nous ferait pas de mal.

Ainsi, je vous propose aujourd’hui un petit compte rendu du voyage que j’ai fait à Londres, article que je posterais également sur Mill Conseils D’Ados. Pour compenser et rester dans la traduction, je vous propose aussi une petite sélection de mes deux légendes bretonnes favorites, liées à la forêt de Brocéliande. La Bretagne est vraiment ma région favorite de France ! Rien de mieux pour respirer. Et j’avouerai que je suis une grande fan des légendes, et notamment celle de Merlin et de l’âge Arthurien. Excalibur, tout ça, je trouve ça vraiment passionnant. Et quand on part en randonnée dans la forêt de Paimpont (son nom d’aujourd’hui), avec une guide hors du commun et passionnée, il n’y a rien de mieux.

Alors je voulais partager ce folklore avec vous. J’ai moi-même rédigé les légendes, d’après les dire de notre guide.

 

 

Lors de sa petite enfance, Morgane était très proche d’Arthur, son demi-frère. Mais ils grandirent et vint le jour du mariage d’Arthur, avec la très renommée Guenièvre. Celle-ci  avait la réputation d’être la plus belle femme qui vivat dans le royaume.

Morgane fut alors déçue de ne plus intéresser personne à cause de la  beauté de jeune femme. Pourtant, Guyomard, un noble chevalier, osa approcher la jeune femme et s’intéressa à elle.  Durant la cérémonie, les deux jeunes gens se rencontrèrent, apprirent à se connaitre et tombèrent amoureux l’un de l’autre. Ils décidèrent donc de passer le 2963444225_1_5_cCeRIJaLreste de leur vie ensemble.

Un jour, Guyomard, comme tous les autres chevaliers de la table ronde, partit à la conquête du Saint-Graal. Il promit à Morgane de revenir  1 an et 1 jour plus tard. Morgane accepta à contre cœur et attendit son retour avec la plus grande patience.        

~ ~ ~

1 an et 1 jour passèrent, et Guyomard n’était toujours pas revenu de cette dangereuse quête.

Morgane, qui commençait à s’inquiéter, décida alors de chercher le chevalier, commençant à douter de la sincérité du jeune homme.  Etant magicienne, elle utilisa son pouvoir pour retrouver les gens par la pensée.

Elle ne mit pas longtemps à le retrouver : Guyomard était au sommet de la crête de la forêt, mais il n’était pas seul ; il était en compagnie d’une belle et jeune femme qui lui tenait la main. Folle de rage et de jalousie, Morgane se dirigea à grands pas vers le lieu où se trouvaient les deux amants. Elle se cacha derrière un buisson et, constatant la sincérité d’un amour qu’elle n’aurait jamais,  décida de se venger et de les punir en leur jetant un sortilège.

 Elle les transforma  en un rocher qui surplombait la crête de la forêt, les faisant prisonniers à jamais de cette malédiction. Morgane appela le rocher « Le rocher des Faux-Amants » car elle n’a jamais voulu accepter la triste réalité de la trahison de Guyomard.

~ ~ ~

Après avoir jeté son sortilège sur l’homme qui l’avait trahie et sa bien-aimée, Morgane poursuivie son œuvre diabolique.

Prise dans son élan de jalousie et de colère, elle jeta une malédiction sur toute le Val, condamnant tout homme infidèle, tout menteur ou voleur qui passerait par ce chemin réputé à être changé en pierre, et ce, pour l’éternité.

92 chevaliers de la table ronde furent touchés par ce fléau. Leur absence inquiéta Arthur, et il décida d’envoyer Lancelot, son plus courageux et valeureux chevalier, afin de découvrir ce qu’il leur était arrivé.

Lancelot était le plus fidèle et le plus honnête des hommes. De ce fait, il sauva et ramena tous les malheureux à Camelot sans avoir été touché par la malédiction.

 Mais le sortilège n’en fut pas moins détruit, et subsiste encore aujourd’hui.

Le Val sans retour se nomme ainsi car aucun homme malhonnête ou infidèle n’en revient, se changeant en pierre pour toujours, sous la surveillance de la Dame Morgane.

 

Je finirais aussi cet article par vous conter l’histoire de l’étang sans nom. En voici le récit:

 

Lors d’un beau jour de chasse dans la forêt de Brocéliande, le roi Arthur fit une curieuse rencontre. Il avait fait le choix de ne pas prendre Excalibur, l’épée des rois, et se perdit dans cette vaste forêt dont il ne connaissait pas le moindre recoin.                                                                                                                                                                                                     

C’est alors qu’il tomba sur le mystérieux et dangereux chevalier vert, dit « invincible » par bien des hommes, et dont la tête repoussait chaque fois qu’on la lui coupait. N’ayant pas son arme avec lui, Arthur n’eut d’autre choix que d’accepter son sort : le chevalier allait le tuer, ou, dans le meilleur des cas, ferait de lui son esclave à tout jamais. Le chevalier, prit de pitié par un être si jeune et pourtant si important, décida alors de laisser une toute dernière chance au roi. Il lui posa alors cette question : « Que désirent le plus les femmes ? », donnant à Arthur trois jours pour y répondre. Dans le cas échéant, il serait tué.

Le jeune homme rentra ainsi à Camelot, tourmenté par cette devinette improbable. Il se décida à demander conseil à Guenièvre, son épouse, sa reine, sa dulcinée.    

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 Elle chercha alors une réponse plausible ; ne trouvant point d’anecdote convaincante, elle conseilla à Arthur d’organiser une fête, où il pourrait poser la question à toutes les femmes de la cour. Ce qu’il fit. Malheureusement, aucune de toutes ces dames ne put lui donner une réponse concrète et semblable : elles avaient toutes des avis ou vœux différents à ce sujet.                                                                                                                                                                                                                                                                               

Arthur s’efforça alors à trouver la réponse par lui-même, cherchant au fond de son cœur ce que désiraient le plus les femmes. Le lendemain, il se rendit une nouvelle fois    dans la forêt, afin de réfléchir sereinement. Mais, ne connaissant point la forêt comme il l’aurait espéré, il se perdit dans sa région la plus sombre. C’est alors qu’il aperçut, dans l’ombre, une femme atrocement laide, son visage entièrement boursoufflé. Elle dégageait une odeur nauséabonde, insoutenable.

En désespoir de cause, Arthur, prenant son courage à deux mains, s’approcha de la femme et lui demanda si, par tous les hasards, elle pouvait l’aider à trouver la réponse à cette question sans réponse. La femme, connaissant la solution de l’énigme, proposa alors un marché au le jeune roi : Arthur devrait convaincre un de ses chevaliers, le plus beau de tous, de l’épouser, elle. En échange de quoi, il aurait la réponse à sa question. 

Il accepta ; sur ces mots, la femme lui glissa la réponse à l’oreille. Il la remercia et s’en retourna vers le repère du chevalier vert. Là, il le trouva, lui donna la réponse attendue, celle-là même que la femme lui avait dévoilée. Le chevalier vert le laissa s’en aller, l’énigme étant résolue.                                                                                                                                         

Arthur repris sa route vers Camelot. Dès son arrivée, il convoqua les chevaliers de la table ronde. Il leur expliqua la situation, leur assurant qu’il comprendrait qu’aucun d’eux ne veuillent se marier à une telle créature.  Il leur décrivit le physique effrayant de la dénommée « sorcière Astelate », et, les interrogeant du regard, attendit qu’une main se lève, aussi courageuse soit elle. Comme il s’y attendait, aucun d’eux ne souhaitait épouser la femme.

Soudain, Sir Gauvain se leva, acceptant la proposition.

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~ ~ ~

Le mariage eut lieu quelques jours plus tard. Toute la cour avait été conviée, mais aucun ne se réjouissait. Il n’y eut ni danses, ni joie ce jour là. Tous pleuraient, plaignant le sort de Gauvain, saluant tristement son courage. La soirée s’acheva dans un malaise palpable.                                                                                                                            

Vint la nuit de noce. Accablé du malheur d’une vie ruinée, Gauvain cherchait à retarder le plus possible le moment fatidique de cette folie. Prenant son courage à deux mains, se répétant que, de toutes les manières, il devrait la voir un jour ou l’autre, il entra dans la chambre.

A sa plus grande stupéfaction, il ne se retrouva pas face à la sorcière qu’il avait épousée quelques heures plus tôt, mais face à une magnifique jeune femme, la plus belle femme qu’il ait jamais eu l’occasion de voir.  Voyant l’air ébahi de son jeune époux, elle lui expliqua qu’elle avait jadis été victime d’un maléfice, rendant son apparence la plus écœurante qui soit. Gauvain avait partiellement brisé le sort en l’épousant.

Elle lui posa alors le dilemme suivant : avoir une belle jeune fille pour épouse le jour et la sorcière qu’il avait épousé la nuit, ou inversement.  

Gauvain choisit alors la première proposition, mais Astelate le réprimande de vouloir se vanter le jour auprès des autres hommes, et la délaisser la nuit. Il lui demanda alors la seconde option, mais elle refuse tout autant, ne voulant aucunement qu’il ne soit humilié à son bras la journée.                                                                                              

 Ne sachant que faire pour la satisfaire, il lui proposa de faire comme elle l’entendait.

Par ces mots, il brisa l’enchantement de manière définitive. Elle serait dorénavant belle tout le temps, que ce soit le jour ou la nuit. Gauvain avait trouvé, sans s’en rendre compte, la réponse de l’énigme du chevalier vert : « Que désirent le plus les femmes ? ». Les femmes veulent faire ce qu’elles veulent, veulent décider de leur vie. »

 

Ne me demandez pas pourquoi cette légende concerne l’étang, la guide nous l’a racontée près de ce lac. Imaginez que le chevalier vert avait décidé de vivre ici, au bord de l’eau.

 

Enjoy <3, et  milles excuses pour ce manque de temps… Bizz

31 janvier, 2016 à 18 h 14 min | Commentaires (0) | Permalien


Australian R&R

 

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Chapitre – Repos

Ron se réveilla une heure plus tard. Le lecteur de cassette venait juste  de se rembobiner et faisait un bruit semblable à un clic, comme s’il se réinitialisait. Il fixa la machine pendant un instant, ennuyé. Jetant un œil dans la chambre, il remarqua qu’ils n’avaient pas pris la peine de fermer les lourds rideaux extérieurs. A présent, il était réveillé, et la lumière s’infiltrait dans la chambre à travers les draps, ce qui le dérangeait. Hermione était endormie à ses côtés, sa tête posée sur le bras de Ron, comme sur un oreiller. Il la regarda un instant.

« Tout cela n’est qu’un rêve. Je vais me réveiller d’un instant à l’autre et réaliser que je me suis endormi pendant mon tour de garde devant l’entrée de la tente. Harry sera en train de me taper l’épaule pour me réveiller et prendre le relais. Hermione me traitera avec un léger mépris à la limite de la tolérance qui nous lie actuellement. Lui parler me vaudrait un regard dur et froid. Ou alors, je vais me réveiller et me retrouver étalé sur le  canapé à la Chaumière Aux Coquillages.  »

Son esprit continuait de se réactiver lentement… Poudlard, la bataille… Hermione sautant dans ses bras, l’embrassant…

Il tourna son regard vers elle, faisant preuve de bonne volonté pour inciter son cerveau à se réveiller, à le réveiller, parce que cela serait trop cruel de vivre ce bonheur plus longtemps s’il fallait qu’il lui soit arraché…  Une profonde inspiration et Hermione se blottissant un peu plus contre lui, son contact, confirma que la situation était bien réelle, et n’était pas un rêve. Dieu, il ne voulait pas gâcher cette chance. Mais qu’arriverait-il si, quand elle le saurait, elle changeait d’avis et perdait de l’estime pour lui ?

Il attrapa la télécommande, éteignit la télé, et pensa qu’il valait mieux retourner dans son propre lit à présent qu’il était conscient de la situation. Tout entre eux était devenu  si merveilleux depuis qu’ils étaient à Sydney. Il ne voulait pas faire de gaffe, ou lui faire penser qu’il en tirait profit. Il glissa lentement son bras, le retirant de sous le cou d’Hermione, et commença à se lever pour fermer les volets et changer de lit, à contre-cœur. Le mouvement la réveilla soudainement  et elle le chercha avec précipitation.

 -Où vas-tu ? demanda-t-elle avec urgence.

Il baissa les yeux vers elle dans la lumière de la lune, qui filtrait dans la chambre à travers les lames des volets.

-Désolé. Je ne voulais pas te réveiller. Je me suis réveillé, j’ai éteint la TV. J’étais sur le point de fermer les volets. Et ensuite… eh bien… je, uh, j’ai pensé que je devrais retourner dans mon lit  jusqu’à…

Elle serra sa main.

-Tu n’as pas besoin de le faire. Um, à moins que ce ne soit ce que tu veux. C’est chouette, de t’avoir à mes côtés. J’aime bien ça.

Elle pouvait sentir son visage rougir légèrement, et espérait qu’il ne pouvait pas le voir.  

-Tu en es sure ?

-Oui.

Elle recula pour lui laisser plus de place. Il ferma les rideaux en vitesse et se glissa sous les draps avec elle, enveloppant ses bras autour d’elle, l’embrassant bruyamment. Puis il la tint face à lui, comme ils se recouchaient, Hermione allongée sur Ron, les mains sur son torse, lui la serrant par la taille, caressant son épaule, inspirant la douceur du parfum de ses cheveux. Il repensa un instant au ton que sa voix avait comme elle lui avait demandé où il allait. Puis il chuchota à son attention :

-Je n’allais pas te laisser… Ce qu’il s’est passé cette nuit là n’arrivera plus jamais.

Il la sentit frémir en commença à pleurer. Il la serra plus fort encore et renifla tandis qu’il repensait aux conséquences toujours présentes que cette nuit  avait eues sur chacun d’eux, en particulier sur elle. Il savait qu’elle lui avait pardonné, mais la peur d’être à nouveau abandonnée était toujours présente. Le fait qu’il les ait abandonnés, elle et Harry, avait-il détruit de façon irréparable la confiance qu’elle plaçait en lui ? Y avait-il un prix à payer plus grand encore que la torture que le médaillon lui avait infligé ?

Hermione s’accrocha à ses avant-bras de toutes ses forces. Soulagée qu’il soit là, elle fût bientôt triste de la réaction qu’elle avait eue. Il avait raison. Ron était perspicace. Il pouvait lire les gens comme des livres ouverts. Elle avait pensé qu’elle allait à nouveau subir son abandon. Au fond, elle était toujours effrayée d’être laissé tombée.

Quand Ron était revenu auprès d’elle et Harry, suite à leur séparation, elle était tellement en colère à cause de ce qu’il lui avait fait subir! Elle avait pleuré pour lui, pensant qu’elle ne le reverrait peut-être jamais. Elle aurait pu mourir, et leurs derniers mots échangés avaient été affreux, des accusations douloureuses. Le fait qu’il puisse être tué avait également traversé son esprit, et elle avait pleuré sa perte, en arrivant presque à hair Harry pour sa part dans le conflit.

Lorsqu’il était revenu après Noël, toute la colère qu’elle avait enfouie au plus profond d’elle-même était ressortie. Cela avait été plus simple de rester en colère plutôt que de constater ô combien ses sentiments pour Ron avaient grandi, ô combien il lui était possible de la blesser.

Ses pensées virèrent vers leur discussion de la veille. Elle savait à présent ce qu’il avait traversé pour revenir auprès d’eux. Il avait eu une expérience douloureuse, et elle avait inconsciemment alimenté cette douleur. Elle s’était défoulée sur lui parce qu’il l’avait blessée, et elle avait passé des semaines à lui lancer des regards de glace et un accueil froid.

Elle regardait au fond de son cœur, réalisant à ce moment que ses propres incertitudes et insécurités pouvaient les séparer. Ron l’avait fait sortir du manoir des Malefoy, était resté avec elle durant ses nuits de cauchemars, lui avait dit qu’il l’aimait, et à présent il avait traversé la moitié du globe pour elle, dans un avion Moldu qui l’effrayait, et il s’était offert à elle. Elle n’avait plus aucunes raisons  de ne pas se sentir en sécurité.

Un instant plus tard, elle contrôlait à nouveau ses émotions, et se retourna dans ses bras, cherchant ses lèvres dans l’obscurité. Elle l’embrassait, ses lèvres tremblant légèrement. Elle pouvait goûter la larme qui avait roulé le long de sa joue et croisait ses lèvres. Elle amena sa main sur le visage du jeune homme et ses doigts essuyèrent avec douceur les traces de cette larme, se rappelant qu’il avait fait de même lors de leur premier baiser, après tous ses cauchemars où elle le voyait la quitter encore et encore.

-Je sais qu’on ne se blessera plus jamais l’un l’autre de cette façon. Je ne t’ignorerais plus jamais comme je l’avais fait le jour où tu es revenu. Je te le promets, Ron… j’ai confiance en toi.

Ron avait commencé à se demander s’il pourrait supporter une relation comme celle-ci.  Peut-être n’était-il tout simplement pas fait pour ça ? Il avait pleuré deux fois en 4 heures. Par Merlin, que lui arrivait-il ?

Et puis les mots qu’elle avait prononcés l’avaient complètement soulagé. Il ne pouvait  voir les traits d’Hermione, mais ce n’était pas nécessaire. Sa conviction se trouvait dans sa voix. Elle l’avait pardonné pour l’avoir blessée. Il ne le prenait pas à la légère. Il caressa sa joue, et l’embrassa avec tant de passion, d’émotions qu’il cru que son cœur allait exploser. Oui, il y avait éclat et envie ardente, mais plus important encore, il y avait leur amour, qui dominait tout.  La personne la plus importante à ses yeux se trouvait dans ses bras, et il avait l’intention de la protéger de toute son âme. Il protégerait cette relation, peut importe ce qui arriverait par la suite.

Poursuivrait-il ce qu’il avait décidé pour elle ? Oui, probablement, si elle voulait qu’il le fasse. La vie était trop courte. Ces quelques derniers mois lui avaient appris ô combien la vie pouvait être courte.

Ils finirent leur nuit paisiblement, l’un dans les bras de l’autre, leurs jambes emmêlées, leurs mains légèrement enlacées. Il y avait toujours une sorte de  contact. Dès que l’un d’eux se réveillait un instant, ils touchaient l’autre, l’embrassait légèrement, que ce soit sur la joue ou l’épaule. Quelquefois, l’autre se réveillerait à son tour, et retournerait le baiser, d’autre fois un sourire satisfait s’étirerait sur leurs lèvres.

Tous deux avaient créés de nouveaux souvenirs l’un avec l’autre, qui pourrait produire un charme du Patronus des plus puissants.

***

Je finirais avec la citation de la semaine, sortie tout droit sortie de ma série favorite, j’ai nommé Once Upon A Time. C’est Killian Jones, #CaptainHook, qui dit cette phrase magnifique à Emma: ‘I came back to save you…’, soit en français ‘Je suis revenu pour te sauver, toi… »

Je trouve ça vraiment très beau :)

 

 

16 janvier, 2016 à 19 h 44 min | Commentaires (0) | Permalien


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